Première appréciation du salon de Tanger

Clôture le 28 janvier de la 6e édition du Salon international du livre de Tanger. Du point de vue de la qualité des interventions, ce salon a été à tous égards une réussite. Le public présent au salon n’a pas eu à se plaindre de la teneur des débats. Il en était autrement de la fréquentation des stands : c’était calme. L’emplacement du salon à l’Institut supérieur international du tourisme, excentré par rapport à la ville, a été sans doute dissuasif. La plupart des Tangérois ignoraient jusqu’à l’organisation d’un salon du livre dans leur ville. De telle sorte que les stands n’étaient réellement animés qu’à la fin des conférences et des tables rondes. Le public qui remplissait l’amphithéâtre Ibn Batouta était sensiblement le même que celui qui se déplaçait dans l’espace réservé aux stands. Si l’on ajoute à cela que ce public est constitué majoritairement d’invités du salon, il devient clair que les habitants de Tanger n’ont pas vraiment été concernés par un événement de cette taille.
Mais il n’en demeure pas moins que tout le monde se félicite du professionnalisme de l’équipe qui a veillé à l’organisation de cette édition et de la qualité des écrivains qui y ont été conviés.
Par ailleurs, les éditeurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur étaient présents dans ce salon. Dans cette région sont concentrées des maisons d’édition de qualité : Actes Sud, André Dimanche et Fata Morgana entre autres. Des projets de co-édition entre ces maisons d’édition et des éditeurs marocains ont été élaborés. À cet égard, Abdelkader Retnani, directeur des éditions Eddif ne cache pas sa satisfaction : plusieurs accords de partenariat entre Eddif et des éditeurs du Languedoc ont été établis. Sandra Bouvier, l’attachée de presse des éditions Tarik, se félicite aussi des contacts qui ont été pris par sa maison d’édition. De ce point de vue-là, cette édition du salon du livre a donc atteint ses objectifs. Les maisons d’édition de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur apporteront un plus à la qualité des livres d’auteurs marocains, car ces maisons d’édition s’intéressent plus à ce qui s’écrit du côté de la Méditerranée que celles établies à Paris.
En conclusion, il est manifeste que le salon du livre de Tanger a atteint une grande maturité, il reste seulement aux organisateurs pour que la fête soit complète de réfléchir au moyen d’y convier les habitants de Tanger.

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