Première mondiale pour «La Reine Soleil»

C’est dans la nuit du mardi 13 mars que la présentation du film de Philippe Leclerc, adapté d’un roman de Christian Jacq, s’est déroulée sur fond des trois Pyramides illuminées. Fille rebelle d’Akhénaton, le pharaon hérétique de la 18è dynastie, la princesse Akhesa part avec un jeune compagnon, Toutankhamon, à la recherche de sa mère Nefertiti, exilée sur l’île Eléphantine, tout au sud. Au terme d’aventures multiples, où il est question de prêtres comploteurs conduits par un méchant mercenaire hittite, l’héroïne accédera au trône d’Egypte et épousera, comme il se doit, son camarade. «J’aime le cinéma français, et face au cinéma américain qui envahit le monde, on a besoin d’autres goûts», a affirmé à l’AFP le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni qui patronnait cet événement médiatique.
Pour Philippe Leclerc, ancien assistant de René Laloux, «la passion de l’Egypte ancienne, l’égyptomania est aussi une manière d’aborder des problèmes contemporains, des couples séparés à la question du religieux. Il dit avoir puisé dans le Livre des morts de l’Egypte antique des répliques pour les protagonistes du film, et que le travail graphique avait aussi été influencé par l’art religieux pharaonique». Musicien de jazz très réputé, Didier Lockwood, qui avait déjà travaillé avec Leclerc dans les "Enfants de la pluie", a signé la musique du film, où se mélangent les influences orientales et occidentales. «Il y a le côté fulgurant dans ma manière de composer pour un film, mais aussi un mix de cultures, un métissage qui, symboliquement exprime que la musique est là pour rassembler». La "Reine Soleil" est une production principalement française, avec des participations belge et hongroise. Co-produit et distribué par Rezo film, il doit sortir en France le 4 avril dans trois cents salles.

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