Prison avec sursis requise contre Florent PAGNY

« On vous demande de déclarer vos revenus et de payer vos impôts, ni plus, ni moins. On vous demande une contribution collective pour construire des écoles, des hôpitaux. Vous êtes artiste de variétés mais vous êtes soumis aux règles communes », a dit le substitut du procureur Jean-Michel Aldebert dans son réquisitoire. « Ne jouez pas un mauvais rôle, ce n’est pas là que vous êtes le meilleur », a-t-il ajouté. Arrivé entouré d’une nuée de caméramen et de photographes, l’artiste de 42 ans, l’un des plus populaires en France, a fait en partie amende honorable à la barre. Les avocats du chanteur ont plaidé la relaxe. Le jugement a été mis en délibéré au 19 janvier. Loin du ton de sa chanson, dans laquelle il expliquait qu’on pouvait tout lui prendre sauf sa « liberté de penser », il a abandonné toute attitude de défi. « Je plaide coupable d’une partie de mon ignorance. Gagner de l’argent en étant artiste, c’est une chose ; savoir le gérer en est une autre. Il faut se faire taper sur les doigts pour apprendre (…) Ce genre d’ennuis, ça fait réfléchir », a-t-il dit. Il comparaissait pour avoir omis en 1997 de déclarer 48.000 euros au titre de la TVA, pour avoir minoré ses revenus en 1996 et 1997 en déduisant des frais présumés faux et pour avoir soustrait au fisc, en 2002, des objets qu’un huissier avait recensés pour une saisie future : une automobile Bentley, quatre motos, 70 bouteilles de grands crus de vin et des oeuvres d’art. Le chanteur a affirmé que ces objets appartenaient à ses amis ou à sa compagne mais a admis avoir bu le vin avec ses amis: « C’est une fête que je n’ai pas pu tenir; il y a eu des débordements », a-t-il dit. L’avocate du Trésor public a demandé 115.000 euros d’indemnités à ce titre.

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