Projection d' »Exils » à l’Institut Français de Rabat

Avec Exils qui a été récompensé par le Prix de la mise en scène à Cannes en 2004, Tony Gatlif revient sur la Croisette onze ans après la présentation dans la section du même festival « Un certain regard » de son film « Bonne route » (1993). « Le film n’est pas né d’une idée, mais du désir de me pencher sur mes propres cicatrices. Il m’a fallu 43 ans pour retourner sur la terre de mon enfance – l’Algérie- 7 000 kilomètres sur la route, en train, en voiture, en bateau, à pied et 55 000 mètres de pellicule », avait déclaré Tony Gatlif lors du dernier festival de Cannes. Sur 1h45mn, cette fiction relate l’histoire d’un jeune couple issu de l’immigration en France, Zano et Naïma, qui ont eu la fantastique idée d’aller en voyage pour découvrir leurs origines.
En effet, un jour, Zano propose cette idée un peu folle à sa compagne Naïma de traverser la France et l’Espagne pour rejoindre Alger et connaître, enfin, la terre qu’ont dû fuir leurs parents autrefois. Presque par défi, avec la musique comme seul bagage, ces deux enfants de l’exil se lancent sur la route. Epris de liberté, ils se laissent un temps griser par la sensualité de l’Andalousie – avant de se décider à franchir la Méditerranée.
D’une rencontre à l’autre, d’un rythme techno à un air de flamenco, Zano et Naïma refont, à rebours, le chemin de l’exil. Avec, au bout du voyage, la promesse d’une reconquête d’eux-mêmes. Né en 1948 en Algérie, Tony Gatlif compte une filmographie riche dont le plus ancien opus remonte à 1975 avec « La tête en ruines » et les derniers sont « Je suis né d’une cigogne » en 1999, « Vengo » en 2000 et « Swing » en 2002.

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