Protection des gravures rupestres : La société civile tire la sonnette d’alarme

Protection des gravures rupestres :  La société civile tire la sonnette d’alarme

Le nombre de sites dépasse les 430

La ville d’Agadir a abrité mercredi dernier la première édition du Carrefour de l’art rupestre et la société civile sous le thème «Quel rôle pour la société
civile dans la qualification et la protection des sites de l’art rupestre du sud marocain ?».

Organisé par le Parc national des arts rupestres, en collaboration avec l’Union des artistes plasticiens du Sud, le Forum Amnir des études sahariennes et la direction régionale de la culture, cet évènement a réuni un parterre d’experts, chercheurs et acteurs associatifs issus d’Agadir et des provinces du Sud venus dresser l’état des lieux des sites des gravures rupestres dont regorge le sud du Royaume, notamment les provinces de Smara et Tata.

Le Carrefour a constitué une occasion propice pour présenter un diagnostic de la situation actuelle de ces sites dont le nombre dépasse au niveau national plus de 430, identifiés et connus, et qui datent de plus de 4.000 ans avant J-C. Ces derniers font face aujourd’hui à plusieurs aléas dus notamment à l’intervention humaine qui ne prend pas en considération les spécificités de ces sites riches en histoire.

Dans ce cadre, il a été procédé lors de cette rencontre à la présentation de plusieurs exposés par des experts et chercheurs qui ont mis en lumière l’importance de ce patrimoine hérité d’une génération à l’autre, qui constitue une véritable mémoire matérielle et qui nécessite de doubler d’efforts pour le sauvegarder, ainsi que certaines expériences pilotes lancées à Smara et Tata par les ONG locales, et qui ont mis en place un programme de sensibilisation quant à l’importance de ce patrimoine universel.
Les participants ont également examiné les moyens de renforcer le rôle des acteurs locaux dans le domaine de la préservation du patrimoine rupestre, au regard des enjeux auxquels fait face la composante culturelle dans le processus de développement.

El Imam Djimi, artiste plasticien et acteur associatif, a passé durant son intervention les différents risques qu’encourent ces sites et des cimetières situés dans ces zones objet de pillage, vol et spoliation tous azimuts. Rappelons dans ce cadre que ce patrimoine constitue, en effet, une empreinte historique de taille témoignant de la culture, de l’histoire et de la civilisation humaine et qui doit être placé sous le signe du patrimoine universel, et qui est en mesure de constituer un levier important susceptible de contribuer dans le développement du tourisme culturel dans la région.

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