Quand des villas poussent dans les champs…

Quand des villas poussent dans les champs…

Une somptueuse villa dans un quartier huppé à Casablanca, rien d’impressionnant. Mais en plein campagne et à seulement quelques encablures de la métropole, c’est à coup sûr et d’emblée l’étonnement et l’émerveillement. Surtout pour ceux qui gardent toujours cette image de la campagne marocaine qui se résume en chaumières, sans esthétique aucune. Le temps d’un détour, le visiteur peut voir et par dizaine des villas de très haut standing qui frappent par leur beauté architecturale. Edifiées au milieu des champs, ces villas aux allures parfois excentriques font aujourd’hui partie du décor bucolique de la campagne. Leurs propriétaires, marocains, et étrangers, ont fait le choix d’élire domicile là-bas pour pouvoir enfin respirer le grand air, loin des villes et leur frénésie. Et à l’abri aussi des regards indiscrets et des frictions entre voisins dans les quartiers et les résidences en co-propriété. Des propriétaires marocains comme Noureddine. B, un ancien résidant marocain à l’étranger qui après avoir passé une quinzaine d’années en Italie, a fait le choix de s’installer en pleine campagne. Une manière pour lui de marquer d’abord son enracinement et son amour pour le pays de ses ancêtres et aussi de capitaliser son expérience acquise dans le domaine agricole. Sa villa, dotée de toutes les accessibilités et accessoires de confort et de sécurité, est un vrai bijou architectural qui n’a rien à envier aux résidences haut standing dans les villes. Aujourd’hui, il ne cache pas sa fierté d’avoir pu si vite réaliser un rêve qu’il a longtemps caressé durant les longues et parfois précaires années de dur labeur en Italie. Coût de l’opération: 250.000 dirhams pour un hectare jouxtant l’autoroute, ostensiblement moins cher qu’une résidence à Casablanca où l’immobilier connaît aujourd’hui une flambée démesurée. Aujourd’hui, et à peine six mois après son déménagement en campagne, il ressent déjà la différence et l’immense bienfait de la nature et du grand air.«Depuis que je me suis installé dans ma résidence de campagne, je me sens enfin vivre. Le stress et tant d’autres désagréments de la vie citadine sont aujourd’hui pour moi un cauchemar du passé», dit-il, la mine enjouée, avant d’ajouter que la vie en campagne est devenue aujourd’hui très reposante, surtout avec les grandes avancées réalisées au niveau de l’alimentation en eau potable et dans le cadre du programme d’électrification rurale global qui a atteint 94 % en 2007 et qui devrait être généralisé au cours de l’année 2008, selon les dernières quantifications et prévisions de l’Office national de l’électricité (ONE). Cette tranquillité retrouvée et ce bonheur si simple et néanmoins rare de nos jours témoignent bien des bienfaits immédiats et durables de la vie en campagne. Et comme Noureddine, ils sont aujourd’hui une légion à chercher le bonheur dans le pré, loin de la pollution des villes et du béton qui prend de plus en plus le dessus sur la verdure.

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