Quand la peinture sur soie se mêle à la géométrie islamique

Quand la peinture sur soie se mêle à la géométrie islamique

Il est rarissime qu’un luthiste égaie le vernissage d’une exposition. L’idée émane de la jeune artiste-peintre marocaine, Fatima Azzahrae Chaabani, qui a lancé sa première exposition, vendredi dernier, au Centre culturel de l’Agdal à Rabat aux rythmes de luth interprétés par un instrumentiste.

Cette exposition intitulée « Eclosion » est dédiée par sa conceptrice à la peinture sur soie, la géométrie islamique, la calligraphie arabe et l’arabesque. A propos de ce choix, l’artiste précise à ALM : «L’art et la religion ont, à mon sens, plusieurs points communs. Les deux permettent de tisser des liens forts avec l’âme en se lançant dans la quête de sublimation et libération, voire de beauté. Ce sont là les principes que  j’exprime dans mes toiles». Quant à l’option pour la soie, Fatima Azzahrae Chaabani la justifie par la nature douce, transparente et égayante que ce tissu procure.

Ceci étant, le tour de l’exposition, qui se tient jusqu’au 27 juin, laisse voir quelques toiles conçues dans certaines villes du monde. «Je me suis déplacée entre plusieurs pays pour apprendre l’art», détaille l’artiste-peintre en énumérant les villes qu’elle a fréquentées à cet effet. Ainsi, elle s’est rendue, entre autres, à Londres pour apprendre les arts traditionnels et aux Etats-Unis pour maîtriser les techniques de Karen Sistek en peinture sur soie. «C’est l’artiste qui m’inspire le plus. Elle trace des brins de roses sur des surfaces énormes. Chose que j’apprécie fort !», confie Fatima Azzahrae Chaabani en affichant l’ambition de créer, en peinture sur soie, des toiles inspirées de la géométrie islamique.

Pour l’heure, l’artiste, âgée de 33 ans et passionnée pour l’art depuis l’enfance, se consacre à la peinture. Comme elle envisage de se lancer en études académiques autour de l’histoire de l’art dans une université en Occident après avoir travaillé en recherche et communication dans une académie à Doha. Déjà en 2015, elle s’est inscrite en cycle de la calligraphie Erraqâa à l’Université Virginia Commonwealth pour les arts au Qatar. «Dès le premier cours, j’étais impressionnée par cette calligraphie ayant un caractère spirituel qui m’a comblé», abonde-t-elle en précisant avoir enchaîné les cycles en arts. Après quoi, elle s’est inscrite à l’école du Prince Charles pour les arts traditionnels où elle a étudié la géométrie islamique et la théorie des couleurs entre autres. De quoi parfaire son apprentissage. Bon vent !

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