Quand Mounir Fatmi explore les doutes, les peurs et les désirs humains

Quand Mounir Fatmi explore les doutes, les peurs et les désirs humains

Il présente son exposition «180 ° Behind Me» au Musée Göteborgs Konsthall en Suède

L’artiste marocain pluridisciplinaire Mounir Fatmi révèle jusqu’au 16 septembre sa nouvelle exposition solo «180° Behind Me» au Musée Göteborgs Konsthall en Suède. C’est une exposition inédite dans laquelle l’artiste présente un travail de mémoire et d’archives.  « En tant qu’artiste, je me considère comme un migrant de travail. Quand on quitte notre pays on laisse derrière nous énormément. On laisse la langue, la famille, le quartier, … l’immigration est une question très actuelle.

Un immigré est aperçu comme un ennemi. On ne le considère pas comme une personne qui a déjà perdu plusieurs choses. C’est quelqu’un qui est en train de construire ses fragments de mémoires, de vie qui sont déjà partis», explique à ce sujet l’artiste dans une vidéo postée sur sa page officielle. Dans ce sens, «180 ° Behind Me» donne à découvrir plusieurs œuvres multiformes, des vidéos, des installations, des sculptures et des photographies. L’ensemble étant réalisé par des matériaux anachroniques tels que des bandes vidéo, des machines à écrire, des copieurs, des cordons d’alimentation et des presses à imprimer. «Les œuvres apparaissent sous forme de fragments de texte portant plusieurs histoires, des installations riches en contrastes dans un cadre spatial blanc. Ils ne soulignent ni les cercles de l’écrit et son caractère multiforme : sa beauté, sa violence et sa brutalité.

Ils ne soulignent pas non plus les couches d’interprétations qui composent notre histoire», peut-on lire dans une note d’information du musée.  Et d’ajouter que «dans les installations, les vidéos, les sculptures et les photographies, Mounir Fatmi explore les doutes, les peurs et les désirs humains. Il se déplace dans la tension entre l’Est et l’Ouest, et entre les anciennes traditions et les contemporains accélérés du temps ».

Dans son travail, Fatmi explore des questions politiques, religieuses ou simplement communautaires. Dans plusieurs de ses œuvres, il  intègre la calligraphie arabe, à la fois comme langage et comme motif.

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