Quand Rita Alaoui pose son regard sur les ruines de nos ancêtres

Quand Rita Alaoui pose son regard  sur les ruines de nos ancêtres

Elle participe à une résidence à la Cité internationale des arts et présente son exposition à la galerie Boa de Paris

L’artiste s’intéresse dans sa démarche surtout au processus qu’il y a autour de l’archéologie, c’est-à-dire la fouille, la collecte, l’entreposage, puis l’archivage et enfin la réutilisation de l’objet.

L’artiste contemporaine Rita Alaoui expose en ce moment à la galerie Boa de Paris. Elle présente son projet intitulé «Manifeste d’un fossile». C’est un travail de recherche regroupant une série de collages, de livres d’art, de dessins et de peintures. D’un diptyque reprenant l’idée du rêve ou du voyage à une toile de peinture plus sombre, la démarche de cette artiste pluridisciplinaire est proche de l’anthropologie et de l’archéologie.

Une technique qui se fonde sur la recherche constante de nouvelles expressions qui tendent toutes à placer les objets, les gestes du quotidien et les éléments naturels au cœur du processus artistique. A propos de sa démarche, l’artiste confie qu’elle s’intéresse surtout au processus qu’il y a autour de l’archéologie, c’est-à-dire la fouille, la collecte, l’entreposage, puis l’archivage et enfin la réutilisation de l’objet. «En tant qu’artiste concernée par la question de ce qui reste après le temps qui passe, mon regard porte sur les ruines de nos ancêtres et sur les vestiges de la terre. Qu’ils soient organiques, minéraux ou végétaux, originaux ou matériels, les vestiges sont un reflet de notre temps, de ce dont nous avons hérité et racontent l’histoire du temps qui passe», ajoute-t-elle. En indiquant que «la relation que nous entretenons tous avec ces vestiges me passionne et mon rôle en tant qu’artiste est de repenser notre connexion au monde, de réinterpréter le familier et d’imaginer des connexions avec l’extraordinaire». Outre cette exposition qui se poursuit jusqu’à fin juillet, l’artiste mène plusieurs projets de front. Elle est actuellement en résidence à la Cité internationale des arts jusqu’à la fin du mois d’octobre avec une bourse de production sur six mois. Après le volume I de la série Objets trouvés, dont une partie est actuellement présentée à la galerie Boa, elle réalise le volume II.

Par ailleurs, elle prépare sa participation à la première édition de la Biennale de Rabat qui se tiendra du 24 septembre à la mi-décembre 2019. Diplômée de la Parsons School of Design, New York, le travail de Rita Alaoui est montré régulièrement lors d’expositions à l’international et au Maroc. Elle participe à de nombreuses conférences, débats et discussions autour de la pratique artistique contemporaine et intervient au sein d’ateliers dans les domaines de la peinture et du dessin, du processus créatif et du livre d’artiste.

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