Rabat, sous le signe de la fête

Abdelouahab Doukkali, Latifa Raâfat, Aziza Malak, Mohamed Ba Jeddoub, Abderrahim Souiri, Kadem Saher, Pascal Mechaalani et Angham, voilà entre autres ce que réserve aux Rbatis la 8ème édition du Festival de Rabat qui aura lieu du 6 au 31 juillet prochain. Cette édition se démarque des précédentes dans la mesure où elle ne s’intéresse pas seulement à la chanson, mais veut englober une programmation variée et de qualité.
Quatre axes seront ainsi favorisés lors de l’événement : la chanson, le théâtre, le cinéma et les arts plastiques. La chanson aura la part de lion, de nombreuses stars étant attendues à ce festival.
Le cinéma constituera quant à lui une manifestation à part, avec pour thème les droits de l’Homme. Le Prix Hassan II récompensera 3 films sélectionnés parmi les plus récents (2000-2001). Le cinéma international fournira la quasi- totalité des longs-métrages programmés, le CCM ne proposant qu’un seul film marocain. Ces oeuvres seront projetées au cinéma Royal et à la salle de la Renaissance. D’autre part, le théâtre comprend des pièces arabes, marocaines et francophones. Hassan Nafali, directeur artistique du festival, précise que plusieurs troupes du monde ont formulé le souhait de venir à Rabat. Mais en raison de la langue, leur candidature a été rejetée : il est difficile en effet de proposer au public des pièces en bulgare ou en croate.
Cette limite relative à la langue n’entame en rien la qualité des pièces sélectionnées. La Tunisie sera représentée par le théâtre-fou de Rajaâ Benamri, une metteur en scène connue pour les innovations qu’elle a introduites dans l’art dramatique. La France sera représentée par «le théâtre du voile déchiré» où joue une comédienne marocaine très talentueuse, Farida Ouchani. Il est prévu que le théâtre Al-Kasaba de la Palestine participe également aux manifestations du 8ème festival de Rabat. Mais en raison du blocus imposé par les Israéliens, l’arrivée de cette troupe, dirigée par le metteur en scène marocain Najib Ghallal, est incertaine. Les arts plastiques mettront enfin l’Afrique à l’honneur avec une grande exposition d’art contemporain des artistes de la région sub-saharienne. Il y aura également des peintres de Bulgarie et d’Irak, et l’Association marocaine des arts plastiques va proposer quant à elle deux peintres.
Hassan Nafali précise que le choix de ces peintres suscite toujours des problèmes. Espérons que les choses se passeront cette année sans remous. Le Brésil sera aussi présent avec une grande exposition de photographies. Les photographes brésiliens sont très inventifs, à l’image de Sébastiào Salgado dont le nom n’est étranger à personne.
Par ailleurs, s’il y a une chose qu’on peut reprocher à ce festival, c’est qu’il n’existe pas de thème ficelant les différentes manifestations. Les précédentes éditions présentaient déjà un caractère éclaté, et juraient par une certaine forme de cacophonie. En plus, il était difficile non pas de suivre les différentes manifestations, mais d’avoir entre les mains le dépliant du programme.
L’année dernière, seulement quelques initiés étaient au courant des activités. Hassan Nafali promet que les programmes seront imprimés en grande quantité cette année, mais il ajoute que les gens doivent se servir en pensant aux autres. Il souhaite aussi au public de vivre un grand moment de fête à l’occasion de ce festival.

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