Radioscopie de la météorologie nationale

Radioscopie de la météorologie nationale

Mardi 28 octobre. Il est 9h 30 du matin. On est au centre de la direction de la météorologie nationale, à Casablanca. En face du siège de la préfecture Hay Hassani-Ain Chock se dresse un bâtiment de deux étages. À l’intérieur de cette bâtisse, un mouvement de va-et-vient anime les divers bureaux de cette direction dépendant du ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement. Par ces temps de fortes pluies, les feux de projecteurs sont tous braqués envers ces techniciens et ingénieurs qui guettent le moindre changement climatique. Cette direction regroupe les différents départements météorologiques et climatiques. Près de 900 personnes travaillent jour et nuit pour nous donner les prévisions de la météo. 
Dans le premier étage de l’immeuble, on retrouve plusieurs bureaux dans lesquels s’activent différents groupes de jeunes femmes et hommes. Parmi eux , il y a Mohamed Bellaouchi qui n’est plus à présenter. Sollicité constamment par les médias, M. Bellaouchi est chargé de communication et relations publiques. Sa journée commence par une tournée dans les différents départements de cette direction.  Après cette traditionnelle tournée où il passe en revue les principaux indicateurs météorologiques, on arrive à la salle des prévisions. C’est le cœur de cet établissement. Pour rentrer dans cette salle, il faut être muni d’une carte magnétique. L’accès y est réservé à quelques-uns.  On remarque dès notre arrivée dans cette salle de jeunes hommes et femmes, tous les yeux fixés sur leurs ordinateurs. Qu’est-ce qu’ils font ? Ils sont en train de suivre avec assiduité les mouvements des nuages, des vents, des marées…le tout grâce à des satellites qui fournissent en temps réel des informations sur les conditions climatiques.   Cette salle regroupe plusieurs équipes spécialisées. Les uns fournissent des informations pour le secteur aéronautique, les autres travaillent avec les autorités maritimes en donnant des informations sur les mouvements et les zones maritimes. Dans la salle  des prévisions, le travail ne s’arrête pas.  Des équipes  d’ingénieurs et de techniciens y travaillent 24 h/ 24 et 7j/7.  Ils poursuivent chaque nuage pour connaître sa destination, sa forme, son genre, ses paramètres…
Quotidiennement, une réunion les rassemble chaque matin.  Au cours de cette réunion, généralement à 9 h du matin, les équipes évaluent les prévisions précédentes et surtout font une appréciation pour mesurer le degré de réussite des prévisions de la veille. Après cette traditionnelle séance d’évaluation, il y a la présentation générale des prévisions météorologiques du jour. Chaque équipe doit donner ses propres prévisions pour donner enfin le résultat final avec des prévisions précises qui peuvent toucher le Royaume pendant les 24 heures. Ces prévisions peuvent aller d’un jour à une semaine.  Juste à côté de la salle des prévisions, on trouve la salle ou le centre de calculs. Cette fois-ci encore, on y accède grâce à une carte magnétique. Cette salle rassemble une vingtaine d’ordinateurs et équipements qui font le calcul de toutes les informations qui leur arrivent des différentes régions du pays.  C’est là où on retrouve le plus grand équipement de calcul. Il s’agit de CRAY J 916 et CS 6400. Ces appareils collectent les données qui lui sont transmises via le satellite et les calculent en temps record. On remarque que les appareils sophistiqués remplacent la main-d’œuvre humaine à ce niveau-là. Cette salle est supervisée à son tour par des ingénieurs qui veillent à la surveillance de la bonne application de ces opérations.   À la direction de la météorologie nationale, on guette donc le ciel jour et nuit. Ses ingénieurs et techniciens se penchent sur la pluie et le beau temps. Par ces temps de fortes pluies et autres averses, ils font de leur mieux pour avertir les populations.  

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