Rahima El Arroud : «Je me considère encore à mes débuts d’artiste»

Rahima El Arroud : «Je me considère encore à mes débuts d’artiste»

ALM : Quelles sont vos nouveautés au titre de cette saison?
Rahima El Arroud : Je participe actuellement à l’atelier de gravure, organisé au titre de l’année 2011 par l’Institut français de Tétouan et auquel prennent part de grands artistes- peintres et graveurs marocains et étrangers. Je me prépare aussi pour prendre part, au mois de juin prochain, à une exposition collective internationale de peinture en Autriche.

Pourriez-vous nous parler de votre parcours artistique ?
J’étais encore étudiante à l’Institut national des beaux- arts de Tétouan, lorsque j’ai commencé à exposer. J’ai ainsi participé, en 2004, à une grande exposition collective, à laquelle ont pris part un groupe d’artistes marocains telles que Safae Erruas et Amina Benboucta. J’étais aussi encore étudiante lorsque j’ai été choisie pour faire partie des artistes-peintres ayant exposé à Kasterlee en Belgique, et ce dans le cadre d’un festival organisé, à l’époque, autour de la créativité contemporaine marocaine. Après avoir obtenu mon diplôme des beaux-arts en peinture, je suis retournée vivre et travailler à Tanger, tout en continuant à pratiquer des stages de gravure. Je suis parvenue ensuite à décrocher un poste de responsable de l’atelier gravure à l’Institut Cervantès de la ville. Je travaille depuis quatre ans comme professeur à l’Institut national des beaux-arts à Tétouan. J’ai réussi en 2009 à obtenir une bourse me permettant de résider, pendant six mois, à la Cité des arts à Paris. J’ai, jusqu’à maintenant, participé à plusieurs expositions organisées aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.

Comment avez-vous découvert votre passion pour la peinture ?
J’étais, pendant mes deux premières années du primaire, nulle en dessin. Je me faisais aider par ma copine pour effectuer mes exercices et passer mes examens en cette matière. Je me rappelle que j’ai été sévèrement punie par mon professeur de deuxième année du primaire en me découvrant, un jour, tricher. Ce qui m’a poussée, par la suite, à fournir de grands efforts pour apprendre à dessiner. J’ai vu, en peu de temps, naître en moi un grand amour pour les couleurs et également pour le dessin. J’ai eu, depuis, et pendant mes études primaires et collégiales, de bonnes notes en cette matière. Et c’est mon professeur et peintre Choukri Regragui, fils du célèbre artiste marocain, Mohammed Fquih Regragui, qui m’a encouragée à m’inscrire au lycée Moulay Youssef de Tanger. J’ai réussi au concours pour intégrer cet établissement et décrocher, quelques années après, mon baccalauréat en peinture. J’ai pu ensuite m’inscrire à l’Institut national des beaux-arts de Tétouan et développer mes connaissances et ma passion pour l’art contemporain. J’ai eu la chance, une fois diplômée, d’être désignée par mon professeur et le directeur actuel dudit institut, Abdelkrim Ouazzani, comme professeur de peinture dans cet établissement.

Pourriez-vous nous définir votre style de peinture ?
Personnellement, je me considère encore à mes débuts. Mes études et ma spécialité de peinture m’ont aidée, facilement, à m’initier à la gravure que j’ai développée à travers des stages. Pratiquement toutes mes toiles comportent des motifs à fleur ou une partie de cette plante, mais mes œuvres tendent, en général, vers l’abstrait.

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