Ramadan : l’animation bat son plein

Ramadan : l’animation bat son plein

Le mois de Ramadan est synonyme de piété mais aussi de sorties et de distraction. Après la coupure du jeûne, les familles aiment sortir pour respirer et pour se distraire. Pour accompagner cette volonté et ce besoin d’évasion, plusieurs espaces culturels ont prévu d’organiser des évènements artistiques. Une façon d’animer les nuits du Ramadan. Parmi les lieux les plus convoités se trouve le Théâtre national Mohammed V de Rabat.
C’est la troupe de Mohamed El Jam qui inaugure le programme «Ramadan» du théâtre. La troupe du Théâtre national présente le vendredi 7 octobre, la pièce de théâtre Al Maraa Lati écrite par Mohamed El Jam et mise en scène par Abdelatif Dechraoui. Cette pièce traite du sujet très en vogue depuis quelques temps : celui de la moudawana. C’est une sorte de parodie du code de la famille. Les rôles sont interprétés par Nezha Reguragui, Fatéma Benmeziane, Souad Khouyi, Maria Sadik et Houda Soufiani.
Une autre pièce de théâtre sera présentée le mercredi 19 octobre. Il s’agit de l’œuvre «Kidtou arah» de Abdelhak Zerouali.
Le théâtre Mohammed V propose également des soirées musicales à travers trois spectacles. Le groupe mythique «Nass El ghiwane» animera une soirée le vendredi 14 octobre. Ce spectacle est organisé par le Lion’s Club Rabat Oudayas. Deux jours après, une autre soirée musicale sera animée par la chanteuse Firdaous et Rami Ayach. Ce sont ces quelques soirées faites de théâtre et de musique qui sont annoncées dans le programme provisoire du Théâtre Mohammed V. Les instituts français incluent également dans leur programme un menu spécial Ramadan. L’Institut français de Meknès propose un cru composé entre autre du groupe de fusion Dar Dmana, Hamid El Kasri et la chanteuse du Moyen- Atlas Chérifa. Le groupe Dar Dmana qui se produira le 11 octobre est composé de sept fusionneurs meknassis. Ces derniers puisent leurs sons dans la pure tradition marocaine. Leur style est inspiré des rythmes issaoua. Ils offrent un voyage haut en couleurs dont les escales de charme s’appellent gnaoui, reggadi, andalou, châabi, latino ou funk. Le tout sous la bannière universelle de la pax musiqua, comme son nom Dar Dmana ou «maison de la paix» l’indique.
Autre tête d’affiche des nuits du Ramadan de l’Institut français de Meknès : Hamid Kasri. Ce gnaoui n’est plus à présenter. Natif de Ksar El Kébir au Nord du Maroc, Hamid El Kasri n’est pas le plus ancien de la confrérie des gnaoua, mais il demeure l’un des plus appréciés par les fans de cette musique séculaire. Le public a eu l’occasion de le découvrir à plusieurs reprises lors du Festival de la musique gnaoua d’Essaouira.
Enfin, dans le l’Institut français
de Meknès propose une soirée amazighe qui sera animée par
une chanteuse du Moyen Atlas nommée Chérifa. C’est dans la région de Khénifra que, dès son plus jeune âge, Chérifa a formé sa voix, le plus souvent en plein air A seize ans, elle commence à se produire dans les mariages et les fêtes traditionnelles ; elle se fait rapidement remarquer par le maître Mohamed Rouicha, célèbre chanteur du Moyen Atlas. C’est ainsi qu’elle sera révélée au grand public et qu’elle deviendra presque une référence dans le monde de la chanson amazighe. La voix chaude de Chérifa, tour à tour, rugueuse et aérienne, déclame la parole des poètes berbères.
En somme, le programme musical et artistique du mois de Ramadan s’annonce assez léger en attendant qu’il soit renforcé davantage par d’autres activités.

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