Rebel Spirit: Pourquoi pas lui ?

Rebel Spirit porte bien sa signature puisqu’il est des plus difficiles de le confiner à une seule technique d’expression artistique. Il est en effet à la fois illustrateur, peintre, graphiste, aquarelliste et autres.

Mohammed El Bellaoui Aka Rebel Spirit est certainement l’une des plus actives et talentueuses plumes de sa génération. Lauréat de l’Ecole supérieure des Beaux-arts de la métropole, cet artiste est l’invité de l’espace «Pourquoi Pas Moi», à la Villa des arts de Casablanca. Si vous avez eu l’occasion de découvrir son excellent travail en bande dessinée avec «Le Guide Casablancais», du 21 avril au 5 mai vous pourrez, cette fois-ci, contempler ses œuvres dans le cadre de sa toute première exposition exclusivement dédiée à la peinture. Et, il faut le dire, pour une première, Rebel Spirit a signé un véritable coup de maître.

Il n’est plus à présenter sur la scène urbaine émergente. Les toiles, les murs, et même les paraboles ont été sujets à son art. Rebel Spirit porte bien sa signature puisqu’il est des plus difficiles de le confiner à une seule technique d’expression artistique. Il est en effet à la fois illustrateur, peintre, graphiste, aquarelliste et autres. On connaissait ce natif de Casablanca à sa capacité de conjuguer son sens aiguisé d’observation, sa riche culture iconographique et, bien entendu, sa touche humoristique peu commune dans des œuvres d’art aussi attachantes que cyniques.  A travers son exposition à la Villa des arts, l’on retrouve un rêveur à qui on a omis de dessiner les frontières de son imagination. Et tant mieux. Car en peinture, le Rebel Spirit visible sur la scène underground gagne en douceur sans perdre un grain de son «insoumission» aux codes.

Si ce jeune artiste aime faire les choses différemment, il aime aussi le faire savoir. Tant en couleurs qu’en formes ou encore en titres choisis à ses œuvres (qu’on vous laissera découvrir, ndlr), Rebel Spirit surprend. Son univers semble s’entêter à nous extirper de tout ce qui est réel. Ce sont également les petits détails qui y sont finement glissés qui vous absorbent le plus. «Il prend des risques en utilisant des couleurs atypiques, majoritairement chaudes et ça me plaît», avait-on entendu dire lors du vernissage de son exposition avant qu’un autre, méditatif et visiblement admirateur du travail de ce peintre, ajoute : «A dire que l’inspiration passe directement de sa tête à sa main».
Vous l’aurez compris, la Villa des arts vaut réellement le détour pendant les jours qui viennent. En organisant cette exposition, la Fondation ONA entendait faire de son espace «une véritable caisse de résonnance des nouvelles tendances, des nouveaux courants de la production artistique marocaine». Ce qui a été effectivement le cas avec la mise en avant de Mohammed El Bellaoui. Celui-ci fera par ailleurs, et très bientôt, la joie des amateurs de la BD.  Notamment ceux qui préfèrent les romances sur ton décalé. Il s’apprête à sortir le deuxième tome de sa bande dessinée bilingue et à grand succès.  «Le Guide Casablancais  II» sera donc bientôt disponible, on a appris que  sa genèse est presque terminée. Patience.

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