Rencontre : «L Islam entre l Orient et l Occident» de Ali Ezzat Begovich débattu à Rabat

Rencontre : «L Islam entre l Orient et l Occident» de Ali Ezzat Begovich débattu à Rabat

Le célèbre ouvrage «L’Islam entre l’Orient et l’Occident» de son auteur Ali Ezzat Begovich a fait l’objet, samedi dernier à Rabat, d’un débat intéressant sur initiative de l’association Albab dont les membres sont issus de différents bords. Il s’est avéré aux yeux de quelques participants à cette rencontre que, malgré l’absence de rapport entre le titre et le contenu de l’ouvrage, l’auteur a vivement réussi à attirer l’attention du lecteur en ouvrant plusieurs perspectives. A propos du titre, l’un des intervenants au débat n’a pas hésité à en proposer un, à savoir «La matière, l’esprit et l’Homme». Selon une autre participante, l’œuvre de Ali Ezzat Begovich n’a pas abondé dans le sens d’un clash entre le christianisme et l’Islam. D’autant plus que l’auteur a mis en valeur les points forts de l’Islam en prenant la défense de cette religion de manière moderne et en la qualifiant d’unité bipolaire.
D’ailleurs il a abouti à l’idée que l’Islam est la seule religion à allier matière et esprit, comme il a tenté de comprendre la révolution de la société européenne à l’égard de l’Islam. Pour cette jeune participante, la grande importance du livre «L’Islam entre l’Orient et l’Occident» réside dans le fait qu’il traite de la civilisation occidentale en adoptant une méthode philosophique et analytique. Cet ouvrage, qui est le résultat de l’intellect de Begovich en tant qu’ex-président de la République de Bosnie-Herzégovine, s’adresse également aux matérialistes.
Par ailleurs, l’écrivain a abordé plusieurs valeurs de la société en établissant, entre autres, un rapport entre l’art et la religion. Dans ce sens, Ali Ezzat Begovich estime que l’art est lié à l’esprit. Selon les participants, l’auteur a, en outre, donné une très bonne définition de la culture et la civilisation en considérant la première comme une méditation. A propos de la loi, l’auteur a imputé une dimension morale à celle-ci pour créer une certaine contractualité. Pour lui, cette loi devient amorale lorsque l’Etat ne la respecte pas. Outre les valeurs précitées, l’écrivain a abordé d’autres à l’instar du savoir. La lecture de son ouvrage permettra certes à ceux qui ne l’ont pas encore lu d’en dévoiler les dessous.
Ceci étant, les membres de l’association Albab n’ont pas hésité à comparer entre les apports de l’œuvre de Begovich et la société marocaine. A cet égard, ils ont abouti à l’idée qu’un effort et un travail devraient être faits sur soi-même pour changer sa propre mentalité.

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