Rencontres internationales de la photographie de Fès: Poser un regard nouveau sur l’image

Rencontres internationales de la photographie de Fès: Poser un regard nouveau sur l’image

Initiée par l’Institut français du Maroc, cette manifestation artistique se déroulera cette année sous le signe «Mutations, l’image et ses possibles».

En effet, le festival invite à découvrir différentes formes et propositions photographiques émanant de pays africains. Il invite les spectateurs/acteurs à poser un regard nouveau sur l’image à travers des sujets toujours réinventés de génération en génération : portraits, archives, paysages…

À propos du choix de cette thématique, Jeanne Mercier, critique d’art et curatrice, explique que «la photographie n’a cessé d’évoluer avec l’avènement des technologies numériques et la circulation accrue des images sur le Web, notamment sur les réseaux sociaux. Téléphones mobiles, tablettes portatives, webcams, retouche numérique, ont bouleversé les usages. Flickr, Selfies, Instagram, autant de formes et d’outils ont émergé, reflétant un monde globalisé, connecté avec une visibilité toujours plus immédiate».

Et d’ajouter que «tous les auteurs ont comme point commun de chercher à décloisonner l’image et de s’intéresser autant au processus de création qu’au résultat exposé. De l’affichage public, à la projection, des expositions jusqu’aux livres, on remarque que les photographes détournent les codes esthétiques et se les approprient».

De ce fait, les Rencontres internationales de la photographie proposent un programme riche et varié alliant expositions et rencontres avec les artistes dans plusieurs lieux de la ville de Fès. À découvrir Paul Sika à la galerie de l’Institut français de Fès. Cet artiste ivoirien passe autant de temps à prendre des photos qu’à retravailler sur ordinateur.

D’ailleurs, un livre a été tiré de son travail en 2013 «At The Heart of Me» s’est hissé plusieurs fois numéro un des ventes dans la catégorie «Art Africain» sur le site de vente en ligne Amazone. Au complexe culturel Sidi Mohammed Ben Youssef, on retrouvera l’artiste photographe Cristina de Middel. Celle-ci est connue par son ouvrage «The Afronauts» dans lequel elle a revisité de manière fictionnelle un fait historique oublié de l’Histoire: la folle aventure spatiale zambienne, dans les années 1960.

Le public fassi aura l’occasion de percevoir les créations de la Marocaine Randa Maroufi aux galeries de l’Association Fès. Cette lauréate de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan s’intéresse à la mise en scène des corps dans l’espace public ou intime. Une démarche souvent politique, qui revendique l’ambiguïté pour questionner le statut des images.

À côté de cette photographe, on peut contempler les œuvres de l’artiste burkinabé Nestor Da. Les images sont sa matière première pour donner une autre vision de la photo et inviter à décoder la société, en allant au-delà des apparences.

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