Reportage : Le parc national Khnifiss, un havre de paix en plein Sahara

Reportage : Le parc national Khnifiss, un havre de paix en plein Sahara

Situé à 200 km au nord de la ville de Laâyoune, le parc national Khnifiss, un site d’intérêt biologique et écologique, est un lieu mythique qui surgit en plein désert et permet au visiteur de se familiariser avec la faune saharienne et d’observer les oiseaux transitant par la région. La lagune Naila est l’une des composantes les plus importantes de ce parc. Sise sur l’axe routier RN°1, à 20 km au sud du centre d’Akhfennir, Naila est le plus grand espace lagunaire de toute l’Atlantique marocaine avec un plan d’eau de plus de 3000 ha limité par une falaise rocheuse stratifiée et taillée par l’érosion marine. Un cordon dunaire est suffisamment consolidé pour arrêter les influences des courants marins. L’alimentation de la lagune se fait par une ouverture dans le cordon dunaire qui permet de réguler les apports marins et de maintenir un plan d’eau minimal pendant les périodes des marées basses. Naila est un milieu exceptionnel de biodiversité et constitue un point de relais pour les oiseaux migrateurs en transit. Par ailleurs, la lagune a été déjà répertoriée comme site d’intérêt écologique par le Fonds mondial de protection de la nature. Sur le plan national, la lagune fait l’objet d’une zone protégée. Avec ses centaines d’hectares de mer, de systèmes lagunaires et du désert, la lagune Naila est devenue la destination privilégiée pour un nombre important des citoyens du sud, qui préfèrent s’y rendre pour passer des moments de joie. La configuration de ce site lui donne une grande diversité de biotopes et donc une grande richesse de faune et de flore. Ainsi, on y trouve une trentaine d’espèces d’algues et plus de 70 espèces de plantes vasculaires dont plusieurs sont endémiques et rares. Le choix de ce site par les habitants des provinces du sud et par les touristes étrangers se justifie par le fait qu’il offre des paysages très beaux et prend la forme d’un bras de mer de 20 km de long et quelques centaines de mètres de large associé à une Gelta temporaire et un littoral marin. Le tout étant serti dans un contexte touristique tout à fait remarquable. D’ailleurs c’est l’un des plus importants sites d’intérêt biologique et écologique au niveau du Royaume.Ces éléments font qu’au long de l’année, cette lagune est l’une des destinations attractives pour les habitants de Laâyoune, Tan Tan et Smara, ainsi que ceux des autres localités du sud marocain, et qui y viennent pour assouvir leur soif de nature. «J’ai pris l’habitude de fréquenter cette lagune lors des week-ends, rien que pour passer des moments de calme», explique à ALM Mustapha, l’un des admirateurs de ce site. D’aucuns y viennent armés de jumelles spécialement pour voir les oiseaux migrateurs qui vivent dans la lagune Naila. C’est ainsi que la visite du parc fera le bonheur des amateurs de la nature, notamment les ornithologues étant donné que ce site abrite l’un des plus beaux et prestigieux oiseaux du monde appelé le flamand rose. «Toutefois, ce site nécessite l’aménagement d’une structure d’accueil convenable, où peuvent loger les touristes, ainsi que des moyens de transports suffisants», explique un admirateur de ce site. Ces atouts enrichis par des sites archéologiques en font un site de forte attraction pour les amoureux de la nature, et pour les amateurs de la pêche qui peuvent pratiquer leur passion en toute sécurité. Le parc national de Khnifiss abrite également les sebkhas qui ne laissent pas les touristes insensibles. Ainsi, à quelques kilomètres de la lagune s’étale le site de Sebkha Tazgha, qui est un lac salé étendu sur une superficie de 600km² et procure une véritable exploitation de sel qui enchante la vue par l’immensité de son étendue et par le contraste des couleurs. Cette sebkha reflète la morphologie des terrains du Sahara, marquée par un relief varié composé de plateaux et de dépressions géologiques dans le niveau est inférieur à celui de la mer. Cette sebkha s’étend sur une superficie de 360 km², son niveau est inférieur de 50 m par rapport au niveau de la mer. Les plateaux qui l’entourent offrent un espace de pâturage pour les troupeaux de camelins et caprins qui font partie intégrante du paysage. Le cordon dunaire, quant à lui, n’est pas en reste du moment qu’il s’étend sur des centaines de kilomètres le long d’un axe nord-sud, à peine une dizaine de kilomètres de l’Atlantique. Le «Draâ», de son appellation locale, est aussi un milieu distingué qui présente des spécificités faunistiques et floristiques.Pour sa part, le tissu associatif local se mobilise pour assurer la protection de ce parc. C’est le cas pour l’Association Khnifiss pour le Tourisme culturel et la protection de l’environnement qui regroupe les jeunes de cette région et qui a réalisé de nombreux projets au niveau de ce parc en partenariat avec l’INDH.

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