Reportage : Le phénomène des maisons d’hôtes envahit Tanger

Reportage : Le phénomène des maisons d’hôtes envahit Tanger

Le phénomène des maisons d’hôtes est nouveau à Tanger. Ces résidences touristiques se chiffrent pour l’instant à treize dans toute la wilaya de Tanger, dont neuf dans la ville du détroit. Pour le délégué provincial du tourisme, Rachid Ihdem, ce mode de résidences touristiques est relativement récent en comparaison avec les deux autres villes touristiques, à savoir Marrakech et Fès. «Ce phénomène remonte à l’année 2003 qui a connu l’ouverture des premières maisons d’hôtes à Tanger. Hormis le cas de l’ancien établissement touristique Le Mirage, qui vient d’être classé par la commission régionale de classement comme maison d’hôtes de première catégorie», explique M. Ihdem avant de poursuivre que «ces résidences sont à 80 % la propriété des étrangers. Nous encourageons d’ailleurs les Marocains à investir dans ce genre de maisons. Puisqu’elles contribuent généralement à la promotion touristique du produit Maroc et surtout à la préservation et à la conservation du patrimoine architectural de la ville».
Véritables bijoux architecturaux, ces maisons étaient autrefois habitées par des familles aisées qui possédaient les moyens de s’offrir les plus belles réalisations de l’artisanat marocain, dont des portes sculptées, des plafonds en bois de cèdre ou en plâtre sculptés ou peints… Autant de styles décoratifs qui reflètent la beauté de la nature marocaine. Ces lieux chargés d’histoire et de culture figurent aujourd’hui parmi les établissements d’hébergement les plus prisés des investisseurs étrangers qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour acquérir et aménager ces anciennes demeures capables de transporter leurs hôtes aux temps des mille et une nuits.
En effet, d’anciennes demeures, qui étaient en ruine et qui avaient appartenu à de grands noms de l’histoire de la ville, ont finalement été rénovées pour être transformées en maisons d’hôtes. M. Ihdem insiste cependant sur le fait que ces maisons d’hôtes doivent respecter des normes spécifiques, comme c’est le cas pour les différents types d’établissement d’hébergement touristique.
Par ailleurs, les maisons d’hôtes tangéroises sont des lieux de prédilection pour les touristes étrangers d’un certain âge, les retraités et les passionnés de la culture et des traditions marocaines. «La plupart d’entre eux sont des personnes relativement aisées. Ils séjournent habituellement dans les hôtels 3 ou 4 étoiles, et ce dans le cadre de voyages organisés», indique M. Ihdem. Bien que le phénomène des maisons d’hôtes soit nouveau, celles-ci livrent à d’autres établissements touristiques une concurrence acharnée. Elles sont en effet parvenues à drainer une large clientèle. Pour Badia Dounia, gérante de la maison d’hôtes Riad Tanja, ces résidences sont contrôlées régulièrement par les services de contrôle de la délégation du tourisme. «Et comme c’est le cas pour les autres établissements hôteliers, note haute saison se situe entre les mois d’avril et août. Mais à leur différence, nous connaissons une hausse des fréquentations pendant les grands événements qui marquent la ville de Tanger, à savoir le festival de Jazz, le festival du court-métrage… », assure- t- elle, avant de poursuivre que «leurs clients sont de différentes nationalités dont les Espagnols qui se positionnent au premier rang, suivis par les Français. Ils viennent surtout en couple ou en famille. Et des clients d’un certain âge sont devenus des habitués de la maison».
Mlle. Dounia ajoute que ces clients aiment l’ambiance familiale de ces résidences. «La cuisine marocaine que servent ces lieux renforce encore plus cette ambiance. Les chefs cuisiniers doivent exceller dans les recettes marocaines qu’ils doivent améliorer». Ce qui donne leur cachet aux maisons d’hôtes tangéroises.

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