Restaurations synchronisées

La restauration et la conservation des bâtiments est une très bonne chose. Il est fou celui qui chercherait à reprocher à des restaurateurs de restaurer des oeuvres relevant du patrimoine. La question ne réside pas là. C’est la décision d’améliorer l’état de plusieurs bâtiments en même temps qui surprend. Imaginons une ville qui entreprend de restaurer ses trois principales salles d’expositions pendant la même période. Qui dit travaux de restauration, dit fermeture des lieux au public. Cette ville est donc amputée de trois galeries importantes. Elle empêche les artistes d’exposer et le public de venir visiter. Cette ville décide que tout le monde fera une pause : les peintres se reposeront et le public étanchera sa soif de tableaux et de sculptures. Fort bien ! Mais lorsqu’il se passe si peu de choses sur le plan artistique, et que ces trois galeries constituent les principaux lieux d’exposition, la pause prend l’allure d’un arrêt de mort. C’est au désert plastique que la ville entière est renvoyée. Cette ville existe, c’est Rabat. Les trois salles d’expositions en restauration sont : la galerie Bab Rouah, la galerie Bab Lkbir et la salle Mohammed El Fassi. Cette fermeture est d’autant plus cruelle pour les artistes qu’elle coïncide avec la fin de l’année, période pendant laquelle les gens achètent des tableaux pour les cadeaux du nouvel an.

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