Reuters essuie les premières pertes de son histoire

Le groupe britannique de médias et de services financiers Reuters a annoncé mardi les premières pertes depuis son introduction en bourse en 1984, à cause notamment de la crise du secteur financier où se trouvent la plupart de ses clients. Le groupe a essuyé une perte avant impôt de 88 millions de livres (137,5 millions d’euros) sur le premier semestre 2002, contre un bénéfice de 357 millions de livres (558 millions d’euros) lors de la même période de 2001.
Cette perte s’entend après une charge pour restructuration de 156 millions de livres (244 millions d’euros). Le groupe avait annoncé en juin 650 supressions d’emplois supplémentaires, qui s’ajoutaient aux 1800 déjà décidées au cours des 18 derniers mois.
Reuters taille dans ses effectifs afin de réduire ses coûts. Il doit faire face à la baisse de la demande pour ses services financiers par ses grands clients, que sont les banques et les maisons de courtage, contraints de diminuer leurs dépenses à cause de la crise dans leur secteur. Les pertes affichées par Reuters s’expliquent également par les mauvais résultats d’Insti net, sa filiale américaine de courtage électronique.
Insti net, détenue actuellement à 83% par Reuters (cette participation diminuera à 62% après la finalisation du rachat de Island par Insti net), a essuyé une perte opérationnelle de 5 millions de livres sur le premier semestre, contre un bénéfice de 108 millions de livres sur les six premiers mois 2001. Le chiffre d’affaires a chuté de 38% à 301 millions de livres.
Le chiffre d’affaires du groupeR a reculé de 5% à 1,838 milliard de livres (2,872 milliards d’euros). A périmètre équivalent, le recul est de 12%, à cause notamment d’une chute des revenus d’Insti net. Le groupe a affiché un bénéfice opérationnel de 190 millions de livres, avant charge pour restructuration et amortissement des survaleurs.
Hors Insti net, Reuters a affiché une hausse de 5% de son chiffre d’affaires, à 1,542 milliard de livres (mais une baisse de 3% à périmètre équivalent), pour un bénéfice avant impôts de 47 millions de livres (73,4 millions d’euros). Sur le premier semestre 2001, le bénéfice s’était élevé à 112 millions de livres. Pour le deuxième semestre 2002, Reuters continue de tabler sur une baisse de ses revenus de 5 à 6%.
Sur l’ensemble de 2002, le chiffre d’affaires devrait toutefois afficher une hausse, grâce à l’acquisition de bridge. A la bourse de Londres, le titre gagnait 9,75 pence à 308,75 pence vers 8h00 GMT, dans un marché en hausse.

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