Roman : Réda Dalil accomagne le vécu d’un chercheur d’emploi

Roman : Réda Dalil accomagne le vécu  d’un chercheur d’emploi

Aborder le chômage dans une peau littéraire. La démarche est entreprise par l’écrivain Réda Dalil dans son premier roman qu’il a intitulé « Le Job », paru tout récemment chez les Editions Le Fennec. Œuvre dans laquelle l’auteur a adapté la conjoncture économique actuelle au sort d’un jeune homme surdiplômé, Ghali Habchi, à la quête d’un emploi dans une multinationale.

Mais en vain. Bien qu’il soit hyper-motivé et ait le profil adéquat pour occuper ce poste, le destin a voulu que la crise frappe de plein fouet tout chercheur d’emploi. Ainsi, les opportunités et chances deviennent rares, sinon inexistantes. En perte de repères, Ghali s’accroche à une lueur d’espoir, celle donnée par la directrice d’un cabinet de consulting casablancais, qui promet de le rappeler à la suite d’un entretien.

Criblé par le doute, sa quête le pousse à multiplier mésaventures et faux-pas. Contre toute logique, il accepte d’héberger et d’entretenir un couple d’amis en détresse. Une décision qui empire sa situation économique. Entre-temps, Ghali tente l’impossible, l’inavouable pour déjouer les pièges de la fatalité, et décrocher «le job». Voilà une histoire que Réda Dalil a tenu à raconter.  A son propos, il indique à ALM : «Vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de grands diplômés de grandes écoles, d’écoles d’ingénieurs, d’instituts d’études politiques, de prépas, de business schools américaines, qui souffrent, en silence bien entendu, car, il est entendu que ces  privilégiés de l’éducation, qualifiés souvent de golden boys, éprouvent une douleur qu’eux-mêmes estiment illégitime, on dit sombrer dans le pathos alors qu’on a payé des milliers de dirhams pour étudier, ce n’est pas recevable, voilà donc une détresse calfeutrée, honteuse, coupable qu’il s’agit de mettre sous scellé. J’ai donc voulu parler de cela».

A travers son premier roman, Réda Dalil semble rester fidèle à sa vocation d’économiste puisqu’il a laissé tomber, le jour de ses trente ans, une brillante carrière de finance pour se consacrer à l’écriture. Une passion qu’il a aiguisée de par sa carrière de journaliste couronnée actuellement par son poste de rédacteur en chef de l’hebdomadaire «Le Temps».
 

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