Saad Lamjarrad : «Je ne me passerai jamais des prières de mes parents»

Saad Lamjarrad : «Je ne me passerai jamais des prières de mes parents»

ALM: Tu t’es produit  le 21 juin à l’occasion de la fête de la musique dans un méga show au Morocco Mall à Casablanca. A quel point était-ce une date importante pour toi?
Saad Lamjarrad: Ce concert m’a demandé énormément d’énergie et de temps de préparation mais rien ne vaut le plaisir de rencontrer mon public au Maroc.  Depuis que j’ai commencé ma carrière je tenais à bien faire les choses et à perfectionner mon travail avant de le présenter au public. C’est la seule manière de ne pas se décevoir et surtout de ne pas décevoir. Sans exagération aucune, ce concert est jusqu’à aujourd’hui l’évènement le plus important dans ma vie. Je l’ai préparé de A à Z et j’y ai mis toutes mes réserves. Je suis allé aux Pays-Bas spécialement pour les répétitions et je ne vous cacherais pas que même mon album je l’ai sorti en pensant à ce méga show de Morocco Mall. Ce qui est sûr, c’est que fournir des efforts et en toucher les fruits me passionne et me procure un plaisir incommensurable.

Est-ce que ton expérience aux Etats-Unis a changé quelque chose dans ta façon d’être en tant qu’artiste ?
Enormément. J’ai longtemps observé et j’ai été submergé par la manière de travailler des grandes stars américaines. Il n’y a pas de secret au succès, c’est beaucoup de travail, c’est une stratégie et un chemin que l’on se trace pour porter le qualificatif de star «internationale». Je dirais que, au-delà de leur musique, ceux qui m’inspirent le plus dans leur manière de procéder et de progresser sont Justin Timberlake et Jay-Z. Ce sont de grandes écoles dont j’espère m’imprégner pour atteindre leur niveau.

Dans quelle mesure un succès peut-il être dangereux pour la carrière d’un jeune artiste ?
L’erreur à ne pas faire serait d’avoir la grosse tête et prendre une fierté démesurée pour les feux des projecteurs qu’on attire. Difficile d’y résister mais il faut rester soi-même. Le public n’est pas dupe et sait quand on est authentique et quand on essaie de jouer un rôle ou de porter un masque qui n’est pas le nôtre. L’humilité est le mot d’ordre pour tout vrai artiste qu’il soit jeune ou pas.

Que représente pour toi l’héritage artistique qui porte les signatures «Nezha Regragui» et «Bachir Abdou»?
(Rires). Si vous voulez parler de coup de pouce, cette théorie est à écarter tout de suite. Ma grande fierté c’est d’avoir grandi sous l’œil veillant de parents artistes. Spontanément, ceci m’a procuré de l’inspiration ainsi qu’une grande sensibilité. Mes parents m’ont appris depuis tout jeune à être autonome dans chaque petit pas que j’entreprends dans ma vie et je ne les remercierai jamais assez pour cela. Aujourd’hui, un vrai succès que l’on veut être durable se mérite. C’est beaucoup de travail, de sincérité et de rigueur qui ont fait que mes chansons, qui sont en darija, s’exportent au-delà des frontières marocaines.  Ceci dit, si je sais aujourd’hui mener le bateau de ma vie artistique sans soucis, c’est en grande partie grâce à leurs conseils et prières dont je ne saurai me passer.

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