Saïd Taghmaoui, «premier héros arabe positif» à Hollywood

L’acteur ambitieux et talentueux, Saïd Taghmaoui, est né dans la banlieue parisienne en 1973. A 14 ans, il abandonne l’école et se lance dans la boxe pour canaliser ses énergies et son tempérament hyperactif. Il excelle dans cette discipline, mais il est rapidement repéré par le réalisateur Mathieu Kassovitz et joue son premier rôle au cinéma dans le film «La Haine». Ce film à grand retentissement reçoit le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1995, et Saïd y est également nominé dans la catégorie du meilleur espoir masculin. Cette performance le révèle au public français.
Les voies du 7ème art s’ouvrent alors devant lui. Il décide de prendre des cours de théâtre et d’étudier les langues afin d’étendre son jeu d’acteur au-delà des frontières de l’Hexagone. Fier de ses origines, il cherche néanmoins à se frayer un chemin dans le cinéma américain. C’est en 1999, aux côtés de George Clooney et Mark Wahlberg, qu’il joue un soldat irakien dans «Les rois» du désert de David O. Russell. Cette interprétation lui ouvre les portes d’Hollywood et le propulse au-devant de la scène mondiale. Saïd Taghmaoui fait aujourd’hui partie des rares acteurs français qui ont réussi à percer à l’international. Il est ainsi devenu l’un des acteurs français les mieux payés de sa génération. Sans complexe aucun, l’acteur, en vue d’élargir les horizons de sa carrière, entreprend de s’essayer dans les cinémas européen et arabe et compte aujourd’hui 40 films à son actif. Il reçoit par ailleurs en Egypte «la Pyramide d’or», équivalent du César en France. Il s’engage aussi dans le développement du jeune cinéma marocain. Il est d’ailleurs primé pour sa prestation dans «Ali Zaoua», film du réalisateur Nabil Ayouch dans lequel il interprète un personnage bouleversant. Un acteur marocain en haut de l’affiche du cinéma américain. Il accueille le succès à bras ouverts et se dit ouvert à toutes les expériences. Néanmoins, il refuse certains rôles ; ne voulant pas devenir une caricature au cinéma et être catalogué comme un Marocain jouant les rôles de terroriste. Combatif, téméraire, et ultrasensible, il tord le cou aux idées reçues et défie certaines controverses lorsqu’il est retenu pour son rôle de GI-Joe au sein des studios hollywoodiens. «Je suis fier d’être un Marocain du monde qui va incarner pour la première fois un rôle positif de super héro.  C’est un blockbuster qui sera vu par des millions de personnes et qui entre au cœur de l’imaginaire moderne américain», affirme Saïd Taghmaoui. L’acteur jouera le rôle de Breaker, personnage en charge des communications au sein de son équipe. L’année 2008 est une saison haute en couleur pour Saïd qui,
dès le mois de janvier, a incarné un personnage récurrent de la série américaine à succès «Sleeper Cell». Il commence le tournage de «Victor Young Perez» un film dans lequel il détient le rôle principal. En février, il était à l’écran dans «The Kite Runner», adaptation du livre de Khaled Hosseini «Les cerfs-volants de Kaboul» où il a été choisi par Steven Spielberg et le réalisateur Marc Forster. Toujours début 2008, il était sur le devant de la scène avec «Vantage Point». En outre, il vient de terminer le tournage de «Five Fingers» dont la sortie n’a pas encore été annoncée. Enfin, jusqu’au mois d’août, il sera en tournage en Tunisie pour une série orchestrée par les chaînes HBO et BBC «Between Two Rivers» ; qui relate la vie de Saddam Hussein.

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