Saison culturelle France-Maroc 2019 : Focus sur l’innovation et les arts virtuels

Saison culturelle France-Maroc 2019 : Focus sur l’innovation et les arts virtuels

«La saison culturelle France-Maroc 2019 est résolument tournée vers l’avenir». Les propos de l’ambassadeur de France à Rabat, Jean-françois Girault, lors du lancement, vendredi, de cette manifestation, dénotent la projection de sa représentation diplomatique dans les défis du futur.

D’où le choix du thème «Nouveaux horizons» pour cet événement. «C’est pour rappeler le rôle moteur de l’imaginaire, de l’audace, du progrès, de la modernité, de la création», précise le diplomate français à propos de cette thématique. Le tout en s’exprimant sur les événements phares de cette manifestation qui se tiendra dans les 12 instituts français du Maroc.

Vibrez aux rythmes de la danse et de la musique

Selon M. Girault, cette saison sera marquée par «la danse avec Philippe Decouflé, l’un de nos grands chorégraphes, qui présentera cette année sa dernière création». Aussi, la compagnie de danse d’Hervé Koubi entraînera le public à travers son show «Boys don’t cry». En outre, un récital du violoncelliste, Marc Coppey, qualifié par l’ambassadeur de «remarquable» est prévu dans quelques jours.

En avril, les concerts d’HK et les déserteurs revisiteront, comme le précise le diplomate, les classiques de la chanson française. «A l’automne, nous aurons le plaisir d’écouter le saxophoniste de jazz, Samy Thiebault, avec son nouvel album, Rebirth», enchaîne-t-il.

De plus, d’autres événements phares marqueront cette saison, à savoir le concert de l’ensemble «Les Turqueries», «Les nuits du Ramadan» en mai et «les nuits électroniques» qui investiront, cette année, cinq villes du Royaume. Et ce n’est pas tout !

La part belle à l’innovation

«Les nouvelles technologies auront leur part belle en 2019», avance le diplomate. Dans ce sens, il précise que le nouveau novembre numérique sera célébré. «Aussi, les Micro-folies de la villette seront installées à Meknès, Rabat et Marrakech», poursuit-il. Ces espaces, à la fois musée numérique et atelier «Fablab», seront dédiés non seulement à la culture mais aussi à la création.

A leur tour, les manifestations littéraires inscrites dans le paysage culturel marocain notamment «La cigogne volubile» et «Le printemps du livre et des arts à Tanger», ainsi que le «Salon des Lettres Maghrébines à Oujda» ne sont pas en reste puisqu’elles font partie intégrante de cette saison. Aussi, le 25ème Prix Grand Atlas 2019 (cf. encadré) remis, jeudi soir, rentre dans le cadre de cette grande manifestation. «La circulation des idées sera au cœur de notre programmation avec la 6ème Nuit des philosophes et le forum des jeunes leaders devenu un événement incontournable dans la cité des alizés», ajoute-t-il. Par l’occasion, l’intervenant s’exprime sur un rendez-vous assez intéressant.       

Une exposition pour la première fois en Afrique 

M. Girault annonce également, lors de la cérémonie, l’organisation en avril prochain de l’exposition exceptionnelle «les couleurs de l’impressionnisme» qui se tiendra jusqu’au mois d’août au musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain. «Il s’agit d’une exposition exceptionnelle qui fera chatoyer cette nouvelle saison, dans le cadre du partenariat entre la Fondation nationale des musées et le musée d’Orsay», détaille le diplomate français. Dans cette exposition, le musée marocain accueillera, selon ses dires, «des œuvres de Monet, Manet, Pissarro et Renoir pour la première fois en Afrique». Aussi, l’exposition inédite France eMotion qui révélera le patrimoine culturel français par voie numérique est prévue.

La particularité de la saison

De son côté, la directrice générale de l’Institut français du Maroc, Clélia Chevrier Kolačko, précise que la particularité de cette saison consiste en «un focus sur l’innovation et les arts virtuels». «De nouvelles techniques seront présentées en avant-première», enchaîne-t-elle. La DG rappelle également que cette manifestation est, de plus, marquée par une quarantaine de résidences artistiques au Maroc et en France. «Un bibliobus est en train d’être créé pour faire le tour du Maroc afin de présenter des livres», annonce Mme Kolačko. Elle annonce également l’organisation d’un spectacle de marionnettes. «Un art qui peut se développer au Maroc», estime-t-elle lors de la présentation du programme détaillé de cette saison.

25ème Prix Grand Atlas 2019 : La traduction rafle la mise

Si le jury de l’édition précédente n’a pas sacré la traduction, celui de cette année, présidé par la philosophe française, Barbara Cassin, a mis, jeudi, à l’honneur deux traductions.

En détail, le prix de la traduction a été offert exaequo à Hamid Guessous pour la traduction en arabe du roman «La matière de l’absence», éditée par Dar Toubkal, de Patrick Chamoiseau, publié à la maison d’édition Seuil et à Azzeddine Chentouf pour la traduction publiée par la même maison d’édition marocaine, de l’essai «L’écriture du désastre» de Maurice Blanchot par Gallimard.  Quant à la catégorie «Fiction francophone», elle est représentée par le premier roman «Rhapsodies de Tanit la captive» de son auteur Ahmed Boukous, publié par La Croisée des chemins.  Lors de la remise des prix, la présidente a précisé : «nos délibérations ont été intelligentes bien que le partage ait posé des problèmes».

Selon ses dires, les critères de sélection sont marqués par la personnalité de chaque membre du jury.

 

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