Saison estivale : vive les vacances !

Saison estivale : vive les vacances !

Il fut un temps où le mot vacances rimait avec celui de l’été. De nos jours, les stations hivernales, les bains de jouvence, les sites thermaux, les moussems régionaux, l’écotourisme ou tourisme rural complètent l’offre et proposent des services le long de l’année. C’est le cas aussi pour les villes à forte charge historique, les sites d’animations recherchées, ou festivals à spécificité artistique. Une offre corroborée par les dépaysements envoûtants qu’offrent les vallées du Draa, Dades ou l’Ourika, les cascades d’Ouzoud, les dunes de Tinfou ou Merzouga et les gorges de Toudra. Les offres varient au Maroc et les choix aussi. Un patchwork exceptionnel qui attire de plus en plus des vacanciers sensibles à la beauté des cimes, des sentiers ou de la diversité de la flore. Peu importe qu’il fasse chaud ou froid, l’essentiel est de satisfaire la diversité des attentes, des goûts et d’innover à longueur d’année pour s’inscrire en harmonie avec ce qu’on commence à appeler : industrie du tourisme. Jadis, les vacances ne pouvaient avoir lieu qu’en été notamment lors des grandes vacances scolaires ou celles des ouvriers en août. C’est la tendance actuelle avec le foisonnement des stations balnéaires. Et c’est tout à fait normal. Sous la canicule on ne peut opter que pour une destination qui procure fraîcheur et relaxation. Les régions côtières ont de la cote, à tel point que les lieux les plus convoités au monde portent des noms aussi enchanteurs que paradisiaques: côte d’Azur, plage de Copacabana, (Rio de Janeiro), plage de Havelock (îles Andaman, Inde), l’Anse source d’argent aux Seychelles ou l’incontournable plage de Nosy Be à Madagascar. Chez nous Martil, Saïdia, Capo Negro, Oualidia , Moulay Bouselham, ou encore Dakhla attirent de plus en plus les convoitises et les désirs les plus enfouis. Des villes côtières qui sont en train de ravir aux villes impériales leurs visiteurs et leurs secrets charmeurs et enchanteurs. C’est une réalité palpable au vu et au toucher, nos plages se métamorphosent en été avec une panoplie de circuits et de séjours aussi merveilleux les uns que les autres. Les villes côtières sont prises d’assaut par des vacanciers en quête de bronzage ou de défoulement nocturne. Un exemple significatif, la population de Saïdia passe de quelque 5.000 habitants en hiver à plus de 200.000 mille en été. Dans ce sillage humain, les prix du loyer flambent et frôlent les 1000 DH par jour. La fourchette des prix, à Martil par exemple, oscille entre les 1200 DH et 600 DH pour l’appartement donnant sur le rivage ou sur l’intérieur de la ville. C’est presque trois fois la chambre d’un hôtel 3 étoiles si vous optez pour le voyage organisé des tour- opérateurs.
«Il est anormal que le prix de nos hôtels classés soient moins chers pour des touristes étrangers qui débarquent en voyages organisés alors qu’un citoyen moyen ne peut accéder à ces hôtels», déclare Adnane Salmi. Et d’ajouter : «C’est presque le double si ce n’est pas plus pour des hôtels de haut standing. Les offres doivent être revues pour que nos hôtels tournent à plein régime le long de l’année». Les tour-opérateurs proposent une semaine de rêve à moins de 6000 DH tout compris notamment à Marrakech, Agadir ou Fès. Ce n’est pas donné pour un compatriote. Pour contourner cette absurdité, certains Marocains louent nos chambres d’hôtels ou riads à partir de l’étranger. Et pour comble, c’est en devise ! Ahurissant n’est-ce pas ? «Le tourisme interne est une bouée d’oxygène et une ressource pécuniaire pour plusieurs régions qui ne sont pas suffisamment équipées. Les nationaux peuvent assumer le rôle d’effet déclencheur pour le développement d’un tourisme local adapté. Ils contribueront de surcroît à la diversification de l’offre et la qualité des services. Une qualité souvent mise à l’index pour des raisons que nous connaissons tous», avoue Samira Bellouchi, une habituée aux voyages de découverte. D’autres estivants ou vacanciers préfèrent passer leurs vacances sous une tente dans un camping. Les services proposés ont nettement évolué ces dernières années au sein de ces espaces de villégiature. Confort et dépaysement riment au même temps. Certains de ces campings proposent des animations pour enfants durant la journée et soirées artistiques pour les adultes. A Saïdia, par exemple, les campings sont archicombles même si les prix, là aussi, ont tendance à prendre une tangente ascendante. Pour une famille de quatre personnes avec voiture il faut débourser quelque 200 DH par jour pour bénéficier de services appropriés. Des prix acceptables pour la majorité des campeurs vu les prix des chambres d’hôtels ou maisons à louer. Ces dernières sont louées à plus de 1000 DH le jour. Des prix qui peuvent flamber entre le 15 juillet et le 15 août.
Ceci dit, la tendance actuelle pour les cadres et les personnes aisées est d’avoir en plus de leur maison de résidence une maison de vacances. Les régions côtières ou montagneuses sont prisées. Ce qui a impacté sur le prix de vente de maisons ou appartements dans ces régions. Seulement ce n’est pas une solution à la portée de tous et qui ne peut avoir des conséquences positives sur les activités commerciales. «La nécessité de se limiter à un endroit précis ne nous permet pas de découvrir d’autres curiosités et attractivités qui font la singularité de notre pays», confie à ALM un groupe de jeunes. «Une seule destinée nous prive d’autres plaisirs auxquels nous aspirons». Ceci dit, voyager en voiture, en autocar, à cheval, à pied, en train, en mer, par avions, sur sa moto, voyager debout, assis, en classe économique ou d’affaire, voyager de jour, de nuit, voyager avec ou sans argent, passeport ou visas, à ses frais, à tarif réduit, voyager incognito. Peu importe les qualificatifs si vous avez le sac sur le dos et que vous sentez le besoin de tenter l’évasion. «Souvent on décide la veille de partir. Et ce sont ces voyages là qui nous facilitent l’apprentissage et la découverte. N’a-t-on pas dit que le voyage fait mûrir?», rapporte Mehdi Sefraoui, un jeune architecte qui précise qu’il a appris beaucoup de choses lors de ses voyages improvisés.

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