Salé : Les femmes font leur cinéma

Salé : Les femmes font leur cinéma

Le Festival du cinéma de Salé change d’appellation. Pour sa deuxième édition prévue du 5 au 9 septembre prochain, « Ecrans de femmes » s’est transformé en  Festival international du film de femmes. Ce changement de dénomination  résulte d’une décision des organisateurs. «L’idée de parler de la femme à travers le cinéma a plu au public et aux observateurs. Pour cette raison nous lui avons donné ce titre de Festival de femmes», déclare le directeur Abdellatif Laâssadi. Cependant, si cet événement cinématographique est dédié en priorité à la gent femme, il n’écarte nullement l’homme.
M. Laâssadi précise dans ce sens que ce festival concerne également les hommes puisqu’ils peuvent, eux aussi, livrer leur propre regard sur la femme à travers leurs œuvres cinématographiques.
«C’est un regard croisé d’hommes et de femmes sur la question féminine», note  le directeur du festival. Le jury qui va juger les 12 films en compétition est  à 100% féminin.
La présidente n’est autre que la Roumaine Anca Mitran, directrice adjointe du Centre cinématographique roumain. Dans sa mission, elle sera accompagnée de sept autres femmes de nationalités diverses, mais toutes spécialisées dans le cinéma. La sélection des films en compétition a été l’œuvre du critique de cinéma Mustapha Mesnaoui. Ce dernier confie qu’il s’est basé sur plusieurs critères. «La condition première pour retenir un film était d’abord qu’il soit réalisé par une femme ou qui touche à la femme et la seconde préoccupation a été de proposer des films qu’on n’a pas l’occasion de voir dans des festivals », a-t-il expliqué. Ainsi au lieu de privilégier des œuvres européennes et américaines, M. Mesnaoui a préféré donner plus d’importance aux films en provenance des autres continents telles que l’Asie et l’Amérique Latine. Le monde arabe ne sera pas en reste. Parmi les films en lice pour remporter « Le cierge d’or de Salé » figurent, entre autres, les films «Juanita de Tanger» de Farida Belyazid, «Malik ou Ktaba» (Pile ou face) de la réalisatrice égyptienne Kamila Dikri et aussi «Sous le toit» du cinéaste syrien  Nidal Abou Dib. L’autre curiosité du festival est à rechercher au niveau des films qui seront projetés hors compétition. «Ahlam» promet d’être la découverte de cette section. «Ce long-métrage irakien de Mohamed Deraji, coproduit avec la Norvège, est le premier film réalisé après le renversement du régime de Saddam Hussein», précise Mustapha Mesnaoui. Toujours dans la catégorie hors compétition, le festival présente une sélection de films  internationaux et nationaux inédits et une section consacrée aux films ou documentaires tournés  entièrement ou partiellement à Salé.
Projetés sur des écrans géants qui seront installés à la place Bab Lamrissa et à la grande place de Sala Al Jadida, ces longs-métrages permettront aux habitants de Salé de se faire une idée sur les productions cinématographiques dédiées à la femme. L’invité d’honneur de cette  deuxième édition n’est autre que le cinéma allemand. Ainsi et en collaboration avec l’ambassade d’Allemagne à Rabat, le festival prévoit-il une projection spéciale de films et de documentaires ayant traité de la condition féminine dans ce pays européen.
Initié par l’Association Bouregreg et doté d’un conseil d’administration, le Festival international du film de femmes sera marqué par plusieurs innovations. Pour les découvrir, rendez-vous à Salé entre le 5 et le 9 septembre prochain.

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