Salon international de l’édition et du livre de Casablanca : Hommage à Mohamed Choukri

Salon international de l’édition et du livre de Casablanca : Hommage à Mohamed Choukri

Jeudi dernier le Salon international de l’édition et du livre de Casablanca (SIEL) a ouvert ses portes aux visiteurs. Le coup d’envoi de ce rendez-vous livresque a été donné par le chef de gouvernement Abdelilah Benkirane en compagnie du ministre de la culture, Mohamed Amine Sbihi, et d’autres personnalités du monde de la culture.
 

Cet événement qui se poursuit jusqu’au 23 février a connu une affluence dès son ouverture. Samedi dernier, ils étaient nombreux à visiter ce salon qui propose aussi des ateliers pour enfants, des tables rondes, des rencontres ainsi que des hommages à une palette d’écrivains et d’artistes disparus. Parmi les activités marquantes, il y a celle consacrée à l’une des icônes de la littérature underground, Mohamed Choukri, disparu il y a dix ans.
 

Plusieurs écrivains, chercheurs et traducteurs ont assisté à cette rencontre pour donner leurs avis et témoignages sur les œuvres de cet écrivain atypique, notamment Mohamed Berrada, Rajaa Boumediene et Brahim Khatib. A rappeler que Mohamed Choukri a débarqué à Tanger avec ses parents à l’âge de 7 ans. Après une adolescence de vagabond, il apprend à lire et à écrire à l’âge de 21 ans avant de publier, à partir de 1966, dans plusieurs revues littéraires arabes, américaines et anglaises. Son célèbre roman autobiographique «Le pain nu» a connu un succès monumental.

Ce récit autobiographique fut d’abord adapté par l’écrivain américain Paul Bowles et publié pour la première fois en anglais en 1973. Le manuscrit arabe fut traduit et publié en français par Tahar Ben Jelloun en 1980, puis édité en arabe en 1982 mais il fut très vite interdit au Maroc où la censure ne fut levée qu’en novembre 2000. Feu Mohamed Choukri est également l’auteur de «Le temps des erreurs», «Le fou des roses», «La tente et le petit Zocco».
 

Pour préserver son héritage littéraire, une fondation portant son nom a été créée à Tanger par ses amis et admirateurs et ce, pour entretenir sa mémoire et réaliser des rééditions et des traductions de ses œuvres.
 

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