Samira, toujours au top niveau

Il y a une trentaine d’années, AbdelHalim Hafed a prédit que cette fillette marocaine deviendra un jour une star. Depuis, la petite fillette a grandi. Elle a fait du chemin pour s’installer à la plus haute marche de la chanson maghrébine, arabe et mondiale. Ce jeudi, Samira Bensaïd devait recevoir des mains du Prince Albert le prestigieux «Monaco Music Awards» pour son album «Youm wara youm». Ces prix récompensent les albums aux plus fortes ventes. Le vidéo-clip de cette chanson, réalisé en duo avec une autre grande vedette du raï, Cheb Mami, lui a valu le prix de la meilleure chanteuse arabe pour l’année 2002.
La clé de ce succès: sa quête de renouveau et d’originalité. Une quête qu’elle essaye de traduire à travers tous ses albums. Originale depuis qu’elle a débuté dans la célèbre émission «Mawahib» au début des années soixante-dix, la jeune voix venue directement du quartier Takadoum à Rabat a épaté. Sûre d’elle-même, elle a impressionné tous ceux qui l’ont vue sur scène.
Un bourgeon de star qui a éclos par la suite pour signer l’une des plus époustouflantes carrières dans le monde de la chanson arabe. Ses premières chansons au Maroc avaient pour titres «Waâdi», «Fayetli Sheftek» ou encore «Bitakat hob».
Des premiers pas prometteurs qui lui ont ouvert la porte de la célébrité. Aux ambitions sans limites, Samira Bensaïd est partie au Caire où elle a fait des rencontres qui ont changé complètement sa vie. Baligh Hamdi, Mohammed Abdelwahab, Mohamed El Mougi, ainsi que Faïza Ahmad et son mari Mohamed Soltan ont cru en son talent. Même si ses premières chansons n’ont pas été de grands succès, elles ont permis à Samira d’esquisser ses premières marques dans le monde de la musique orientale. Le répertoire de la jeune marocaine s’enrichissait de jour en jour et pourtant, le tube explosif que présageait son talent n’arrivait pas. C’est Baligh Hamdi qui l’a finalement propulsée aux devants de la scène musicale arabe par sa merveilleuse chanson «Aallemnah El Hob», présentée dans le cadre du Festival des Nuits de la télévision au Caire en 1983. Elle n’a cessé depuis d’accumuler les succès en embrasant les hit parades. Samira Bensaïd était désormais super star.
N’ayant plus rien à prouver en Egypte, elle s’est fixée un autre objectif que sa position de la super star ne lui permettait pas d’occulter. Cap sur le Golfe où elle a collaboré avec les plus grands artistes. Avide de succès, elle a accompagné la nouvelle vague de chansons arabes. Plus modernes, plus légères. Elle s’est donc tournée vers de jeunes compositeurs pleins de talent comme Salah Charnoubi et Mohamed Dia’a signant des albums tels que «Ensani», «Khayfa», «Aal bal», ou «Lila Habibi» pour ne citer que ceux-ci. Samira Saïd, exigences de la scène obligent, a fait plus que marquer. Elle s’est hissée, à force d’acharnement, au premier rang des stars de la chanson arabe, et y demeure depuis des années renforçant, à chaque nouvel album, une position qu’elle ne semble pas prête à quitter.

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