Sanâa Akroud : «j’ai peur des stéréotypes»

Sanâa Akroud : «j’ai peur des stéréotypes»

ALM : Dans « Juste pour les couples », vous donnez un nouveau rendez-vous pour les téléspectateurs. De quoi s’agit-il ?
Sanâa Akroud : Effectivement, certains continuent de dire que je me suis consacrée pour un seul type de rôle. Cette nouvelle production de la deuxième chaîne de télévision nationale 2M prouvera ainsi le contraire. Dans « Juste pour les couples », j’ai joué un rôle complètement différent. J’incarne le personnage de « Hind », une jeune femme atteinte d’un cancer et qui refuse de suivre des séances de chimiothérapie.
C’est un rôle dramatique que je n’ai pas l’habitude d’interpréter, c’est nouveau et plein d’émotions. Ce téléfilm relate en fait quatre histoires de couples marocains, à travers des tranches de vie de notre quotidien. 

Justement, on vous reproche de reproduire les mêmes rôles. Comment réagissez-vous à ces remarques ?
Vous savez, je suis la première à faire des critiques sur mon travail. Je l’avoue : j’ai peur des stéréotypes. C’est d’ailleurs le cas pour tout jeune acteur qui veut se faire une place dans la scène artistique nationale.
J’ai beaucoup de respect envers le public marocain et je tiens à lui présenter des productions de bonne qualité artistique.
Les clichés font partie des choses qui me hantent le plus, je ne cesserai jamais de le répéter. Je tiens aussi à préciser que les téléfilms, tels que « Aïcha Douiba », permettent de faire revivre une partie de notre histoire.

Que voulez-vous dire au juste ?
En dehors du fait d’être taxée de production stéréotypée, il y a un énorme travail de recherche dans le patrimoine oral national. Dans ce sens, il ne faut pas oublier qu’il y a des gens qui apprécient ce genre de téléfilm où l’on peut suivre des contes racontés à la manière de nos grands-mères. Il faut juste savoir les raconter de façon subtile et avec beaucoup de suspense.  Pour « Romana ou Bartal » de Fatéma Boubekdi, qui est d’ailleurs une suite d’« Aïcha Douiba », la deuxième partie comprenant 11 épisodes est prévue pour le mois de Ramadan prochain.

Avez-vous des projets pour le cinéma ?
Ce sera une belle surprise pour le public marocain ! Le film est intitulé « Le silence du vent » et réalisé par Saïd Azar. La sortie dans les salles obscures nationales est prévue au mois de septembre prochain. Cette première production cinématographique du réalisateur Saïd Azar relate l’histoire d’un petit village perché sur une montagne au bord de la mer.
Ses villageois sont immortels et aspirent tous à changer de mode de vie avec l’arrivée d’une inconnue. C’est mon rôle dans ce film à côté de Hicham Bahloul, Mehdi El Ouazani, Raouia et autres acteurs.

Qu’en est-il du film avec Saïd Naciri ?
C’est une autre surprise à découvrir que je promets aux cinéphiles marocains.
La sortie nationale est prévue dans les mois prochains. C’est un film d’humour où Saïd Naciri joue le rôle d’un jeune homme qui, grâce à une mystérieuse machine à remontrer le temps, devra vivre dans une autre époque.

Sanâa, une fille de Taroudant
Avec ses yeux pétillants, sa spontanéité et sa convivialité propres aux gens de Taroudant, Sanâa Akroud est l’une des nouvelles perles de la scène artistique marocaine.
Sacrée meilleure actrice de l’année 2004, avec un «Jamour» pour son célèbre rôle dans le téléfilm «Aïcha Douiba», cette jeune artiste a aiguisé son talent à l’Institut supérieur des arts dramatiques et de l’animation culturelle.
Lauréate de la promotion 2003-2004 de l’ISADAC, Sanâa Akroud a su rapidement se faire remarquer. Elle a eu le Grand Prix du théâtre de Jordanie pour sa première pièce théâtrale de Garcia Lorca, «Noces de sang», dont Yassine Hajam est le réalisateur.

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