Sculpteur, peintre et calligraphe : Aissa Joud, portrait d’un jeune artiste aux multiples talents

Sculpteur, peintre et calligraphe : Aissa Joud, portrait d’un jeune artiste aux multiples talents

Aissa Joud est un jeune artiste qui fait ses débuts sur la scène marocaine. Les Casablancais pourront découvrir une sélection de ses œuvres lors de l’exposition «Eclectique».

Cette exposition a lieu du 18 au 29 janvier 2018 au Chevalet, une galerie réputée pour être une dénicheuse de talents. Du haut de ses 25 ans, Aissa Joud est sculpteur, peintre et calligraphe. Né en 1992 à Ouarzazate, il est issu d’une famille d’artistes, ce qui le sensibilise très tôt au monde des arts. C’est à l’âge de 5 ans qu’il commence le dessin dans l’atelier de son père. «J’ai eu une enfance très heureuse dans ma ville natale et ce, malgré le manque de ressources. Je me souviens que mon père vendait mes petites œuvres pour 10 ou 20 dirhams et une fois que je rentrais de l’école, il me donnait l’argent», raconte-t-il. C’est à l’âge de 20 ans qu’il décide de faire de son art son gagne-pain. Ses portraits imaginaires inspirés de la réalité révèlent une maîtrise technique du tracé et de la couleur. Son travail créatif, de grande expression et de perspectives infinies, invite à la réflexion, à l’analyse et à l’interprétation.

Aissa est un optimiste qui aborde la réalité sous un angle positif et spontané. Il a trouvé sa vocation dans l’art contemporain qui lui permet un espace infini de libre expression. Bien plus qu’une affaire de famille, pour lui l’art est une manière de vivre. «Ce n’est pas mon entourage qui m’a poussé à devenir artiste, mais plutôt ma passion et mon envie», confie Aissa Joud. En plus de son exposition collective, le jeune artiste marocain fait l’objet d’une exposition individuelle dans la galerie Le Chevalet. Il assure qu’il n’arrive toujours pas à exprimer ses sentiments quant au fait de voir ses œuvres exposées, que ce soit en individuel. «C’est comme réaliser un rêve», poursuit-il. Artiste très accompli, Joud est un autodidacte. C’est à travers ses recherches qu’il a commencé à maîtriser la sculpture, la ferronnerie d’art, la menuiserie d’art et la calligraphie. Pour l’instant, le jeune talent souhaite se consacrer à la peinture et éventuellement continuer ses études à l’Ecole des beaux-arts. Comme tous les jeunes de son âge, Aissa a des rêves plein la tête.

«Un jour, j’espère que grâce à mon art, je pourrai faire le tour du monde mais aussi de transmettre mon message à toutes les cultures que j’aurais côtoyées», dit-il, plein d’espoir. Aissa Joud a aussi un autre rêve, celui de laisser son empreinte et ce même après sa mort. Malgré son jeune âge, l’artiste aux multiples talents a toujours su que l’art était sa destinée.

Après avoir obtenu son baccalauréat en 2012, Joud a décidé de rester à Ouarzazate et de poursuivre ses études dans un centre d’art traditionnel. Il change de direction quelques années plus tard et s’inscrit à l’Académie des arts traditionnels de Casablanca. «J’ai fait ce choix parce que l’Académie offre une bourse. J’ai dû passer un concours de calligraphie arabe et j’ai réussi», explique-t-il.

«J’ai donc passé 2 ans à l’Académie et j’ai obtenu un diplôme. J’étais très content, mais ce n’était pas ce que je voulais faire», poursuit-il. C’est ainsi qu’il décide de quitter le foyer familial et de louer un petit studio dans un endroit touristique du nom de Ait Ben Hadou. Il avoue que ce n’était pas facile, mais c’est à ce moment qu’il a compris qu’il voulait se consacrer à l’art contemporain. 8 mois après avoir pris cette décision, le jeune artiste a eu l’occasion de participer à une résidence artistique organisée par Abderrahmane Ourdane à travers son association, Arkane. C’est aussi grâce à cette résidence que le jeune artiste s’est fait connaître et qu’il a eu droit à sa première exposition individuelle.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *