«Selfie», une quête perpétuelle de soi-même : La pièce de théâtre sera présentée en avril à Rabat

«Selfie», une quête perpétuelle de soi-même : La pièce de théâtre sera présentée en avril à Rabat

Si le selfie est une tendance en pleine ère numérique, il prend une nouvelle dimension le temps d’une pièce de théâtre portant le même intitulé. Cette œuvre, en pleine tournée, met en scène une femme qui se livre face à une caméra.    

Dans l’intrigue, cette pièce relate, selon l’interprète Naima Oulmakki, qui qualifie cette œuvre de «performance», la vie d’une femme. «Cela peut être une Marocaine ou New-Yorkaise ou encore Vietnamienne», estime-t-elle. En détail, cette performance retrace, comme le précise la comédienne, le vécu d’une femme, notamment dans un monde masculin, fermé, injuste vis-à-vis du sexe opposé. Cette femme déclare de plus son ras-le-bol par rapport à toute cette injustice. «C’est aussi une femme qui fait valoir l’enfant en elle, la joie profonde d’être dans ce monde, voire d’être une femme», ajoute-t-elle.

Par l’occasion, l’artiste ne manque pas de s’exprimer autour de la démarche entreprise pour concevoir «Selfie». «Il n’y avait pas de texte sur lequel on s’est basé pour monter cette oeuvre. C’est plutôt un travail de recherche accompli avec le metteur en scène, Ahmed Hammoud. Nous avons ressorti ensemble toute l’énergie qui est en moi», confie Naima Oulmakki. Une telle démarche a fait que l’œuvre ait quasiment quatre versions puisque la 1ère était une performance sans aucun mot. Dans les coulisses, l’ensemble du travail était fait via le corps, la voix, la présence, le silence et l’énergie. C’est ainsi qu’il y a eu une deuxième puis une troisième version. «Dans la quatrième, nous avons intégré le texte d’Anass El Aakil qui a appuyé cette approche», détaille l’actrice. De plus, la pièce est une sorte de puzzle de recherche, de texte, de mise en scène et de vidéo. A son tour, Amine Oulmakki, qui est responsable de l’installation vidéo, a travaillé à sa manière avec sa mise en scène de vidéo comme le précise la comédienne. Selon ses dires, cette approche est un peu complexe et différente. «Je suis sûre que ce n’est pas la dernière version. Avec le metteur en scène, il faut toujours s’attendre à du nouveau», avance-t-elle. L’actrice n’hésite pas à s’exprimer également sur l’intérêt de la chute de l’œuvre. «Il y a une personne qui va aller chercher soi-même et qui rencontre ce soi-même pour aller se rechercher ensemble», décortique-t-elle. Le message véhiculé étant que l’existence est une quête perpétuelle de soi-même. «Et ce n’est pas fini», poursuit Naima Oulmakki qui indique qu’il existe un échange entre elle et le public au moment de l’interprétation. «Cette dynamique avec le public enrichit l’énergie de «Selfie». Le théâtre c’est l’art de l’autrui. On ne peut pas savourer s’il n’ y a pas l’autre, soit le spectateur», conclut-elle.

Pour rappel, cette pièce de théâtre, produite par la troupe Daha Wassa, sera représentée le 18 avril 2018 dans le cadre du festival international du théâtre et des arts de la scène et le 27 avril à la Villa des Arts de Rabat.

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