Sept réalisatrices marocaines à l’honneur

Sept réalisatrices marocaines à l’honneur

Sept réalisatrices marocaines ont été à l’honneur à l’occasion du 50ème anniversaire du film marocain lors de l’ouverture de la 3ème édition du Festival international du film de femmes de Salé lundi 28 septembre à l’espace culturel cinématographique «Hollywood». Ceci en présence de Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Bensalem Himmich, ministre de la Culture, Noureddine Sail, directeur général du Centre cinématographique marocain et d’autres personnalités du monde de la politique et de la culture. Afin d’encourager la femme réalisatrice et mettre en valeur les créations cinématographiques marocaines, le Cierge d’or de Salé a été décerné à sept cinéastes lors de cette 3ème édition. Il s’agit de Farida Benlyazid, Farida Bourquia, Imane Mesbahi, Narjiss Nejjar, Laïla Kilani, Yasmine Kassari et Zakia Tahiri.
«Nous avons tenu à ce que le Festival international du film de Salé soit dédié à la femme et reflète par excellence ses combats et ses préoccupations. Ainsi, ce festival est devenu une occasion pour rendre hommage à des femmes ayant contribué avec altruisme à la promotion du secteur audiovisuel et particulièrement cinématographique», a souligné Nourddine Chmaou, directeur du festival et directeur de l’association Bouregreg.
«Ce festival est un très beau moment de rencontre avec des gens qui ont apporté un langage fort et très individuel. Toutes ces femmes qui étaient sur l’estrade lors de cet hommage, ce sont autant de regards singuliers, extrêmement denses qui ont changé le vocabulaire cinématographique marocain et qui ont aussi apporté leur contribution au cinéma tout court», a confié à ALM la jeune réalisatrice Laïla Kilani. «Cet hommage constitue une reconnaissance de notre travail. Nous qui sommes avant tout des femmes, des mères, nous sommes aussi des cinéastes. Et c’est énormément de sacrifices en tant que femmes et que mères», a souligné pour sa part Zakia Tahiri. Et de poursuivre : «C’est formidable d’avoir la reconnaissance de notre pays. C’est très important, cela nous nourrit, nous aide et nous donne de l’espoir et du respect. Je suis très heureuse».
Un hommage a également été rendu à la réalisatrice palestinienne Alia Arasoughly. Le Cierge d’or de Salé lui a été remis des mains de l’écrivain marocain Abdellatif Laâbi. Alia Arasoughly est à la fois réalisatrice et productrice de films documentaires, chercheuse et critique de cinéma, spécialistes, en matière de développement médiatique et en sociologie culturelle. Par ailleurs, la cérémonie d’ouverture a été marquée par la projection du long métrage intitulé «Amerrika» de la réalisatrice canadienne Cherien Dabis.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *