Siham Yassni : «Je ne désespère pas de décrocher un grand rôle»

Siham Yassni : «Je ne désespère pas de décrocher un grand rôle»

ALM : Le public a l’habitude de vous voir dans des productions traitant des sujets tabous. Pourquoi ce choix ?
Siham Yassni : Je n’irais pas jusqu’à dire que ce sont des thèmes tabous. Je dirais qu’ils sont juste osés. Nous sommes de plus en plus habitués à voir ce type de sujets aussi bien au théâtre qu’au cinéma. Ces dernières productions traitent de sujets liés à notre société et à l’actualité. Il s’agit dans la plupart des cas du statut de la femme et les grands changements qu’elle vit actuellement. J’estime que les comédiens n’ont pas besoin de porter des habits provocants  pour interpréter certains rôles. Par exemple dans la pièce de théâtre «Viol en scène» de M’Jid El Haouass, j’interprète le même rôle que Amal Ayouch,  Hajar Grigae  et Farida El Bouazaoui, qui est celui de la mère célibataire. Ce thème en quelque sorte tabou n’a pas dérangé mais il a au contraire beaucoup plu au public. Et c’est ce même rôle qui a décroché le Prix de la mise en scène lors de la dernière édition du Festival du théâtre national à Meknès. 

Pourquoi avez-vous trop attendu pour jouer au cinéma ?
Comme tous les acteurs et les comédiens, j’ai toujours rêvé de participer à une grande production cinématographique. Mais je ne désespère pas. Je n’ai peur ni de l’âge ni des rides, parce que je crois en ma compétence et je suis satisfaite de mon parcours artistique. Je devais au début profiter des rôles qu’on me proposait au théâtre. Et j’ai pu ainsi m’essayer pratiquement à tous types de rôles et j’ai accumulé un maximum d’expérience dans ma profession de comédienne. Le directeur de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC), Ahmed Massay, m’a beaucoup aidée à me produire avec des troupes étrangères. J’ai participé à jouer de théâtre réalisées par de grands metteurs en scène étrangers, notamment en France, Belgique et Hollande. Mon parcours a été aussi marqué par ma participation dans les pièces de théâtre réalisées par les metteurs en scène marocains tels M’Jid El Haouass, Mohamed Zoheir, Naïma Zitane ainsi que Fadil Jaf.

Quels sont les rôles qui ont marqué votre parcours de comédienne ?
Mes rôles les plus marquants sont ceux que j’ai joués peu après mes années d’études à l’ISADAC. Je me souviens de mon rôle dans la pièce de théâtre «Les Ulysses», mise en scène par la Roumaine Catalina Buzoianu. Nous avons participé à travers cette œuvre à l’édition de l’Odyssée 2001, nous avons vécu ensemble sur un bateau. Et nous avons fait un grand périple pendant lequel  nous devions donner notre spectacle pendant notre accostage dans plusieurs ports. Je me rappelle aussi de mon rôle dans la pièce de théâtre « F’Naàl Rih » de Bouselham Eddaïf qui est l’adaptation d’une œuvre de Bernard Maie Koltès « Roberto Zucco ». J’aime en général tous mes rôles mais ceux de mes débuts demeurent toujours gravés dans ma mémoire.  

Quels sont vos projets actuels et ceux à venir ?
Je me prépare à jouer dans le court métrage «Rêve d’une femme» du jeune réalisateur Youssef Afifi, avec la participation de Hanane Ibrahimi, Hajar Grigae et Hicham Ouali. Je joue le second rôle d’une femme autoritaire, nommée, Zineb dans une société matriarcale rêvée par Hanane Ibrahimi dans le film. J’ai été contactée par le dramaturge, metteur en scène et président l’association Al Masrah Al Adabi de Tétouan, Rédouane Hdadou, pour participer avec sa troupe dans la nouvelle pièce de théâtre programmée pour cette saison.

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