Sophia Tsu, quand l’humour prend une dimension sociale

Sophia Tsu, quand l’humour prend  une dimension sociale

Elle monte en puissance sur les réseaux sociaux

«Je parle de sujets qui touchent tout le monde en abordant même l’actualité. J’essaie d’apporter ma signature en agissant avec positivité. Le tout sans ennuyer les gens et en innovant».

Elle est hilarante et raisonnable à la fois. D’une vidéo à l’autre, elle change facilement d’aspect et d’accent comme de sujet. Sophia Tsu, de son vrai nom Sophia Bentamy, qui fait dans «l’humour social, constructif et éducatif», a choisi de partager des capsules sur les réseaux sociaux pour aborder certains phénomènes ayant pris une ampleur dans le vécu et ses espaces. Sa visée étant de sensibiliser à leurs inconvénients «en faisant rire les gens». En fait, l’humour est, pour elle, une passion. «Depuis que j’étais enfant, j’aimais les blagues. Je faisais même rire mes parents. Il m’arrivait aussi d’imiter certaines personnes», confie-t-elle. Bien qu’elle ait ce penchant artistique dès un bas âge, elle le refoule pour satisfaire la volonté familiale et sociale. C’est pourquoi elle décide de suivre le parcours estudiantin normal pour devenir experte financière. Après quoi, son arc s’arme de plusieurs cordes dont celles du management, du coaching, des techniques de la communication, de programmation neurolinguistique et de langues. Elle maîtrise d’ailleurs l’anglais outre le français qu’elle enseigne dans un centre.

Ce n’est qu’au début de l’année en cours qu’elle se lance à fond dans l’humour «engagé» en s’affichant aisément et naturellement devant la caméra de son smartphone. Des capsules qu’elle adresse également aux jeunes avec lesquels elle essaie d’entrer en connexion. Entre autres, elle diffuse une série de vidéos intitulée «Psychocobine» pour parler des «relations entre copines, de l’hypocrisie, de jalousie». Des sujets sociaux qu’elle traite pour véhiculer des messages. «Les idées sont abordées d’une manière totalement humoristique mais avec des coups de gueule», explicite-t-elle. Dans ce sens, elle conduit l’exemple de sa vidéo intitulée «Zéro Aadi ou Stop Aadi» qui a déjà récolté, selon l’humoriste qui se qualifie également d’influenceuse sociale, plus de 200.000 vues. Mieux encore, c’est elle qui écrit les textes de ses capsules comme elle le précise.

Outre les thèmes traités, Sophia Tsu fait une parodie qu’elle intitule «La recette du bonheur». Elle y parle du manque d’élégance et de la femme qui a peur de son mari entre autres. Cette œuvre comprend également un épisode appelé «Al Khait Lekhal». «Je suis quand même marocaine, j’observe la société. J’ai vu la vulgarité, l’idiotie, la moquerie et les clichés. Je me suis dit qu’il était temps de révéler cela», indique-t-elle.

lors du Ramadan dernier, elle fait une série intitulée «Makloub» (A l’envers) dont les épisodes se terminent sur une note de sagesse. Elle traite également du danger des fake news en encourageant les internautes à partager un contenu intéressant.

En réalisant ces œuvres, l’artiste, qui fait également dans l’autodérision, se procure un «épanouissement» en ciblant plusieurs catégories sociales. «Je parle de sujets qui touchent tout le monde en abordant même l’actualité. J’essaie d’apporter ma signature en agissant avec positivité. Le tout sans ennuyer les gens et en innovant», précise-t-elle à propos de la particularité de son humour. 

Après ces idées, Sophia Tsu dit en avoir d’autres. Elle veut parler du coaching social et de la communication en public. «Je m’adapte à mes fans», enchaîne-t-elle en allusion à ses projets. Bien qu’elle vienne de frayer son chemin en humour, elle se projette déjà dans l’avenir. «Les messages que je véhicule sont de réorientation. Je ne veux pas être un exemple. Je veux plutôt que les gens partagent des idées intéressantes», révèle-t-elle. Pour l’heure, l’artiste, qui apprécie l’humour marocain traditionnel avec une touche moderne, aimerait bien, entre autres, collaborer avec d’autres, voire des jeunes pour réaliser des shows, capsules et pièces de théâtre. La scène étant un rêve pour elle. «J’aimerais bien participer à construire l’avenir des enfants, jeunes et même adultes à travers l’humour social. Je veux que nous nous faisions confiance entre nous les Marocains», lance-t-elle.

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