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Rencontre musicale maroco-espagnole
L’Institut Cervantès de Rabat, dans le cadre de son action pour l’interaction culturelle, organise un concert de musique classique le samedi 1er octobre à 22h30 au Théâtre National Mohammed V. A cette rencontre musicale prendront part, sous la baguette du maître Gorka Sierra, l’Orchestre philharmonique du Maroc et l’Orchestre symphonique de Bilbao, capitale du Pays Basque.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme de coopération qui a débuté en 2004, entre l’Orchestre philharmonique du Maroc et l’Orchestre symphonique de Bilbao. Cette collaboration a été possible grâce à la coordination de l’Institut Cervantès, sous les auspices de l’ambassade d’Espagne au Maroc, et s’inscrit dans le cadre de l’Année d’Espagne au Maroc.  Le programme comporte les compositions de trois compositeurs espagnols représentatifs du patrimoine musical de trois autonomies différentes. Il s’agit du compositeur et organiste basque Jesús Guridi, qui a fait ses études à Paris, en Belgique et en Allemagne. L’œuvre de Guridi est largement inspirée et influencée par les rythmes locaux et le folklore basque.
Le Catalan Xavier Montsalvatge, compositeur et critique musical, collaborateur dans de nombreuses revues spécialisées et journaux catalans, a contribué de manière décisive à la diffusion de la musique nationale et universelle en Espagne. Sa création est abstraite et empirique et privilégie la pensée formelle. L’œuvre de Montsalvatge est une fusion du parfum des Caraïbes et des rythmes catalans. Sa capacité de synthèse nous rappelle celle de Bach ou de Stravinsky.
D’autre part, Manuel De Falla est l’un des musiciens espagnols les plus célèbres universellement. D’origine andalouse, Falla a développé un style musical national. L’âme du folklore andalou est présente dans ses compositions. Tandis que son impressionnisme procède des compositeurs français tels que Claude Debussy et Maurice Ravel. Il a participé, avec des poètes comme Garcia Lorca et Alberti, au projet moderniste de la culture espagnole. Sa modernité consistait à engendrer un air rythmique qui mélange, d’une manière équilibrée, le patrimoine musical espagnol, classique ou populaire, avec l’avant-garde européenne.

Rencontre musicale maroco-espagnole
Samedi 1er octobre  – Rabat


Azouzi à la Galerie Tadghart
Dans le cadre de la première édition du Festival international d’art contemporain et de littérature à Marrakech, l’artiste-peintre Mohamed Azouzi organise une exposition du 26 septembre au 5 novembre à la Galerie Tadghart.Né en 1946 à Casablanca, Mohamed Azouzi, originaire du Sud (Tafilalet), est l’un des plus grands peintres actuels. Ses expositions ne se comptent plus : de Paris à Tokyo, Azouzi est reconnu comme un artiste capable de nous donner à voir autre chose que cette picturalité cyclique qui défigure les murs de la ville.
Azouzi est un visionnaire, l’ordonnancement des élémentarités qu’il étudie au fil de ses pinceaux et de couleurs chatoyantes implique une philosophie qui inscrit le sens dans la sobriété des formes ambiantes.
(…) Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’Azouzi mêle à l’ancien temps une historicité. Tout un univers s’érige en chants multiples et le chatoiement des couleurs ne le cède en rien à la fermeté de la maîtrise. Il est difficile pour quiconque ignore l’histoire du Sud d’entrer d’emblée dans ces arcanes que d’aucuns prendraient pour de l’exotisme. Voilà donc e que j’appelle une vraie peinture. Non seulement elle me donne à voir mais encore elle me rappelle un vécu plein de rêves multiformes et cette grande douceur de nos enfances à jamais disparues. La beauté infinitésimale des créations de l’esprit opère ici une refonte totale du caractère qui met en scène les signes annonciateurs du texte. Oui, il est question ici d’un véritable texte.Au demeurant, c’est la poésie qui sourd de ces tréfonds immémoriaux, de cette remontée vers l’air libre.
Il faudrait aussi dire que tous les signes peints sont une chorégraphie exemplaire. Chargés de rythmes, ils progressent et se rejoignent avec clarté. Un véritable ballet se met aussitôt en action.
Fugaces et belles, les séquences donnent lieu à une représentation magique, à une visualisation de tous les instants. L’imaginaire s’espace en instances fortes du trait original qui les anime. Je gage qu’Azouzi sera bientôt reconnu au Maroc comme l’un de ses enfants les plus dynamiques. Car ses créations disent le souvenir de la terre natale. (Mohammed Khaïr-Eddine : Esprit, Paris, septembre 1991)

Exposition des œuvres de Azouzi Du 26 septembre
au 5 novembre Galerie Tadghart – Marrakech


L’image de l’autre
L’image de l’autre est le thème de l’exposition, organisée par Goethe-Institut à Rabat du 26 au 30 septembre à l’Université Ifrane. L’exposition montre des photos respectivement prises au Maroc et en Allemagne par l’Allemand Michel Danner, et le Marocain Fouad Maâzouz. Regards croisés et invitation à « voir » l’autre. Architecte de formation, Michel Danner est surtout un artiste-peintre qui, outre les cours donnés à l’École d’architecture de Strasbourg, exerce ses talents dans tout le grand Est de la France. Fouad Maâzouz fait de la photo, art qu’il a découvert durant sa formation en tant qu’étudiant en design graphique. Depuis, il ne se sépare jamais de son appareil. Il a même arrêté ses études durant un an pour ne faire que de la photographie, puis quelques concours photographiques, et quelques expositions.

L’image de l’autre  – Michel Danner et Fouad
Maâzouz Du 26 au 30 septembre  – Université Ifrane


Cinquième édition du Festival du film de Marrakech
Les réalisateurs américain Martin Scorsese et iranien Abbas Kiarostami seront présents et à l’honneur lors de la 5ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) du 11 au 19 novembre prochain à Marrakech. Un hommage spécial sera rendu au réalisateur de The Aviator (2004), Gangs of New York (2000) mais aussi de Taxi Driver en 1976.  Certains acteurs célèbres qui ont tourné sous sa direction pourraient être associés à cet hommage.
 Le Festival, dont le jury – non encore composé – sera présidé par le cinéaste français Jean-Jacques Annaud, sera également l’occasion d’une "intégrale" de l’œuvre du cinéaste iranien Abbas Kiarostami, Palme d’or 1997 du Festival de Cannes pour « Le goût de la cerise ».  Cette 5ème édition du Festival de Marrakech rendra également un hommage particulier au cinéma espagnol pour "la diversité de son patrimoine et la créativité jamais démentie de ses auteurs".

Festival du film Du 11 au
19 novembre – Marrakech

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