Stéphane Boko : «La danse est un art libératoire qui n’est pas associé à un genre»

Stéphane Boko : «La danse est un art libératoire qui n’est pas associé à un genre»

ALM : Vous présentez ce jeudi une chorégraphie à Casablanca. Pourriez-vous nous en donner un avant-goût ?

Stéphane Boko : Il s’agit d’une chorégraphie prévue pour un événement organisé par AnfaPlace Mall. Elle a été réfléchie et composée sur la base de la nouvelle identité visuelle du centre commercial. En effet, nous nous sommes basés sur le nouveau logo d’AnfaPlace Mall qui est composé de 4 couleurs en référence aux spécificités uniques du lieu de la nature. A savoir le rouge pour le nouveau décor, le vert pour les espaces verts, le jaune pour le soleil et le bleu pour l’océan. A partir de ces éléments, j’ai créé un univers de diversité où se mélangent la danse et les arts du cirque. Nous allons proposer un plateau artistique unique avec des artistes internationaux et des talents locaux venant d’Espagne. Il y aura, entre autres, la danseuse de flamenco Claudia Cruz, l’incroyable acrobate Mathieu Bolillo qui évolue sur la scène à Las Vegas sans oublier Bertol qui va sans aucun doute étonner le public avec sa performance sur les échasses. L’équipe d’AnfaPlace souhaitait absolument mettre en valeur des artistes locaux et j’ai eu la chance de croiser la route de fantastiques danseurs de la troupe Wajdi Gagui. Et puis, quel bonheur de pouvoir travailler avec Amine Messaouidi, originaire de Casablanca et qui est apparu aux côtés de Madonna dans sa vidéo Medellin. Au total, cela va être 30 minutes de show sur mesure intense qui va démarrer à 18h00.

Outre ce spectacle, vous organisez actuellement un concours de danse à Marrakech. Existe-t-il un rapport entre les deux événements ?
A vrai dire, il n’y a pas de lien entre l’événement du 12 septembre et la manifestation à Marrakech mis à part la méthodologie et la réflexion pour créer une histoire autour d’une chorégraphie. L’avantage de ces deux événements est que cela me permet d’entrer en contact avec les artistes locaux et de pouvoir collaborer avec eux.

D’où tenez-vous votre passion pour la chorégraphie? Vos origines africaines ou européennes?
La danse a toujours fait partie intégrante de ma vie. Durant mon enfance, j’ai rapidement baigné dans la musique plus précisément la musique classique. J’ai toujours été fasciné par les orchestres philharmoniques et plus particulièrement le chef d’orchestre. D’autre part, mes influences africaines (mon père est originaire du Bénin) et européennes (ma mère est originaire d’Italie) m’ont permis d’avoir beaucoup d’inspirations.

Que répondez-vous à ceux qui estiment que la danse est exclusivement une discipline féminine?
La danse n’est pas associée à un genre. C’est un art universel et libératoire. En effet, la danse permet de trouver une liberté mentale.

Quel regard portez-vous sur la chorégraphie au Maroc ?
Le Maroc possède une richesse impressionnante au niveau de l’art. En ce qui concerne la danse, je pense qu’il y a beaucoup de potentiel à exploiter car elle reste une magnifique forme d’échange et d’expressions.

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