Steven Spielberg et Tom Hanks en vedettes américaines

« C’est toujours très spécial pour nous de visiter la Normandie, car nous sommes passionnés par l’Histoire et la Normandie est un sol sacré pour nous ». C’est en ces termes que Tom Hanks a manifesté sa joie d’être présent à l’édition 2004 du Festival du cinéma américain de Deauville.
Son film « Le terminal », a fait l’ouverture de la Mostra de Venise mercredi, où il a reçu un accueil assez tiède. Ce film raconte l’histoire d’un homme originaire d’un Etat imaginaire d’Europe de l’Est, coincé dans l’aéroport de New-York parce qu’un coup d’Etat a frappé son pays, le rendant du même coup apatride.
« Ce film est une étude sur la tolérance. Chaque aéroport international est un melting pot plus important que l’Amérique elle-même », a expliqué Spielberg, sourire aux lèvres et tenue décontractée. « Ces endroits rassemblent des voyageurs de toutes les cultures et on peut parler à des gens qu’on n’aurait jamais rencontrés autrement ».
Spielberg, interpellé par une journaliste serbe, s’est défendu d’avoir versé dans les stéréotypes et une vision caricaturale de l’Europe de l’Est pour dépeindre son personnage principal : « C’est d’abord quelqu’un de généreux, d’optimiste et à l’écoute des autres ».
A ses côtés, Tom Hanks, en nage sous les projecteurs, s’est ingénié à cabotiner avec un plaisir non dissimulé. « Tout ce que j’ai apporté au rôle, je le dois à mon beau-père, qui est d’origine bulgare et porte son pantalon jusque-là », a-t-il affirmé en se levant pour remonter son pantalon presque jusqu’aux aisselles, déclenchant l’hilarité générale.
Le réalisateur a déclaré que le burlesque de Jacques Tati et des Marx Brothers l’avait influencé pour ce film: « Jacques Tati utilisait énormément d’accessoires, il soulevait constamment des objets, ouvrait des portes, les fermait… C’était le plus grand acteur muet de l’ère du cinéma parlant ».

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