Succés de NASS EL GHIWANE dans le sud de la France

A Marseille, vendredi soir, la petite salle de l’Affranchi avait du mal à contenir plus de 300 personnes venues découvrir ou redécouvrir le plus emblématique des groupes marocains. Malgré le choix d’une salle éloignée et située au sud-est de la ville, à l’opposé des quartiers nord peuplés de Maghrébins, les fans des Ghiwane se sont débrouillés pour pallier à l’absence de métro et de bus à l’heure de sortie de la représentation. L’occasion était trop belle, car les concerts typiquement marocains sont plutôt rares dans la cité phocéenne. Beaucoup de ceux, vendredi, qui ont dansé de tout leur corps et de tout leur coeur au rythme de « Mahmouma », « Ghir Khoudouni », « Ya bani l’inssane » et autre « Fine ghadi bya khouya », ont d’ailleurs rejoint leurs idôles le lendemain soir à Aix-en-Provence. Plus spacieuse, la salle « Bois de l’Aune » de la cité du Roy René accueillait quelque 500 personnes pour une belle rencontre où l’on affluait aussi d’Avignon, de Carpentras, de Nîmes et d’autres villes de la région. Une soirée « inoubliable » imprégnée d’une « émouvante » ambiance de famille où la nostalgie se mêlait à la joie des retrouvailles. En s’associant, il y a déjà plusieurs années, aux invétérés Omar Sayed et Allal Yaala, les jeunes Hamid et Rachid Batma ont permis que Nass El Ghiwane, « enfants terribles de Casablanca », poursuivent une oeuvre artistique des plus authentiques, où la pureté du mot va de pair avec la pureté du son. La disparition prématurée de deux premiers membres de la troupe, Larbi Batma et Boujemâa H’gour (Boujmi), aurait pu mettre un terme à une passionnante aventure, mais la persévérance des vétérans fait qu’aujourd’hui que les sourires satisfaits des défunts fondateurs planent toujours au dessus des pistes de transe et au milieu des projecteurs.

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