Tarfaya, 52 ans après sa récupération

Tarfaya, 52 ans après sa récupération

Le 6 mars 2010 restera à jamais une date gravée dans la mémoire collective de la ville de Tarfaya. Ce jour a vu l’installation du premier gouverneur de Sa Majesté sur cette préfecture créée en 2009. Cette ville ne peut qu’être fière de son passé riche marqué par la présence des Anglais, Espagnols et Français qui ont donné à la ville un aspect authentique et ont laissé derrière eux des monuments témoignant de ce passé glorieux. C’est ainsi que le visiteur de cette ville dénommée par le passé Cup Juby s’étonne de la beauté et l’authenticité des monuments qu’abrite cette petite localité. Et c’est ainsi que le visiteur curieux y découvre le Casamar, ou la maison de la mère construite par les Anglais en 1882, et qui a servi de prison pour les Espagnols. Quant à Dar Lamia, qui conserve le caractère spécial de son architecture, elle a servi d’administration pour la police civile espagnole, qui était composée de 100 soldats, d’où son appellation. En outre, le Fort Espagnol construit en 1916, n’est autre que la nouvelle «Kasbah». Il abrite une église, des villas, des habitations et un jardin. Dans la piste mythique de l’aéropostale, Antoine de Saint- Exupery, Jean Mermoz et autres ont atterri leur avion. Sans omettre de citer la stèle de Breguet XIV, qui fut un cadeau de la ville de Verrière le Boisson pour Tarfaya en 1987. D’ailleurs le Breguet XIV est un avion spécial de l’aéropostal. La ville abrite également le Musée Antoine de Saint-Exupéry, créé en 2004 par l’Association Mémoire de l’aéropostal. Et pour garantir l’accostage des bateaux et des petites barques qui assuraient le transport des matériels, les Anglais ont construit l’ancienne digue. Les Espagnols, eux, ont construit le cinéma, au début des années 30, doté d’une architecture très spéciale. Cette salle a servi de lieu de rencontre et de plaisir pour les habitants pendant les années 60, 70, 80 et début des années 90. Malgré cela, elle a fermé ses portes en 1993. Tarfaya a la chance de se révéler comme point de décollage et d’atterrissage de la mémoire collective, celle de sa population, mais aussi celle de la littérature universelle à travers l’œuvre du Grand Antoine de Saint-Exupéry : Courrier Sud, écrit à Tarfaya entre 1927 et 1929 et du Petit prince, empiré par Tarfaya entre ciel et terre, entre océan et désert, dans une plénitude et une sérénité pour la création d’un personnage apparu comme un mirage dans cet environnement du désert. «Tarfaya dispose des atouts qui vont faire d’elle l’une des meilleures destinations du Royaume et promet de concurrencer les stations touristiques traditionnelles», explique Izabelle Daniel, une dame française qui a choisi de s’installer définitivement dans cette ville. Aujourd’hui, Tarfaya est un lieu mythique de l’ancienne aéropostale et une destination de passionnés et d’amoureux de l’aviation civile qui refont les trajets d’antan depuis Toulouse en direction de Saint Louis du Sénégal, pour retrouver les traces des pionniers de l’aviation civile, revisiter les quartiers où ils servaient, revivre les grandes escales des mythiques lignes de Latécoère et favoriser un retour aux origines de l’épopée de l’aéropostale internationale. Tarfaya recèle également de très beaux paysages naturels, comme Sabkhat Tah, qui est une dépression naturelle qui s’étend sur une superficie de 360 km2 et qui se situe à 55m par rapport au niveau de la mer, atteignant de ce fait des grandeurs hallucinantes. Les plateaux qui la surplombent constituent les principaux parcours de transhumance. Cette ville a un climat tempéré et ensoleillé tout au long de l’année, avec de rares précipitations durant la saison des pluies. Les températures moyennes sont de 13 à 18°l’hiver et de 20 à 30° l’été. Les dizaines de plages vierges et naturelles se caractérisant par des rivages étendus et les sites de pratique de pêche artisanale, de collecte d’algues et de pratique de sports nautiques ouvrent l’appétit des amoureux des sports nautiques et de la pêche. Dernièrement beaucoup de clubs et d’associations y ont vu le jour pour favoriser et développer la pratique des sports nautiques en général et le surf en particulier afin de leur permettre une évolution réglementée et cadrée avec le respect des consignes sécuritaires, environnementales, écologiques et sociales. C’est le cas de l’association «Club Surfaya» qui est née en juin 2005 à la demande et la motivation de plusieurs surfeurs, bodybordeurs et planchistes de la région et qui ont senti un besoin de se regrouper et de s’organiser.

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