Tawfiq Izzidiou : «La danse contemporaine est mal reconnue au Maroc»

Tawfiq Izzidiou : «La danse contemporaine est mal reconnue  au Maroc»

Le Festival international de la danse contemporaine «On marche» fête ses 10 ans, Tawfiq Izzidiou, président de ce festival, dévoile les nouveautés de cette édition, le bilan de ce festival, ainsi que la place de la danse contemporaine au Maroc.

ALM : Le festival de la danse contemporaine «On Marche» en est à sa 10ème édition qui aura lieu du 10 au 14 mars, quel bilan ?

Tawfiq Izzidiou : «On Marche» est le fruit de notre combat permanent. Chaque année, nous redémarrons le festival de zéro, car chaque année nous rencontrons des difficultés financières. Malgré cela, je peux dire que le bilan du festival est positif. Au fil des éditions, l’évènement est devenu un des grands rendez-vous de la scène chorégraphique. Il a réussi à mobiliser les professionnels de la danse du monde au Maroc. Il a réussi à offrir une scène à des chorégraphes confirmés de la région et à des jeunes artistes qui n’ont pratiquement que cette occasion pour rencontrer leur public et les opérateurs culturels. Une initiative qui a permis à la danse contemporaine d’exister et de se constituer un public plus large.

Quelles seront les nouveautés de cette 10ème édition ?

Comme chaque année, le festival propose des spectacles vivants, débats et performances. Vingt-cinq programmateurs professionnels sont invités au festival. Plusieurs pays vont participer à cet événement, dont la Tunisie, l’Afrique du Sud, l’Angleterre et la Côte d’Ivoire. Au total, trente spectacles de trois générations se produiront durant cinq jours dans six lieux de la ville de Marrakech. Le programme propose également des tables rondes. Une occasion pour discuter du «nouveau statut de la danse contemporaine»… et du «bilan de 10 ans du festival».

Qu’en est-il de l’Association «On marche» ?

On a mis en place l’association «On Marche» pour clarifier les choses. Aujourd’hui, il y a une équipe qui ne s’occupe que du festival. Elle est autonome et son budget est clair. On a demandé des aides auprès du ministère de la culture pour la création des résidences ou les institutions françaises et les centres chorégraphiques de Paris.

Selon vous, quelle place occupe la danse contemporaine au Maroc ?

La danse contemporaine est mal reconnue au Maroc. Malheureusement les danseurs sont très reconnus mondialement mais ne sont pas connus au Maroc. Nous jouons dans les plus grands festivals du monde. Les Instituts Français nous aident dans la création mais ils ne nous aident pas dans la diffusion de ces créations au Maroc.
 
En tant que chorégraphe, quels sont vos projets ?

Je suis actuellement en résidence au Centre chorégraphique national d’Orléans pour ma nouvelle création «En Alerte». Le 13 février sera une occasion pour présenter des ateliers autour de cette résidence dans ce même Centre. À partir du 30 mars, j’entamerai une tournée à Munich, au Brésil, en Allemagne, au Congo, en Angleterre pour présenter la création «RêvIILusion».
 

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