Tazouda : Un musée pour les dinosaures

Tazouda : Un musée pour les dinosaures

Les terres marocaines semblent êtres fertiles en dinosaures. De temps en temps, des fouilles font apparaître l’existence de fossiles de dinosaures qui datent de temps immémoriaux. On se rappelle qu’en 1998, le squelette fossilisé d’un atlasaurus, dinosaure de la famille des sauropodes, vieux de 150 millions d’années, a été découvert au Maroc. C’est en Atlas plus précisément que les ossements des dinosaures sont découverts. En effet, le soulèvement du massif montagneux fait ressurgir leurs ossements.
Cette réalité a poussé certains chercheurs, comme Najat Akesbi, a proposer la création d’un musée pour y abriter les fossiles des dinosaures. C’est ainsi que le projet « Dino Atlas » est né. Ce projet de musée des dinosaures est prévu à Tazouda dans le Haut-Atlas. Réfléchi, ce projet est au stade embryonnaire et pour pouvoir être réalisé, il lui faut des financements. A cet effet, le projet doit être présenté prochainement à la Commission européenne. Ceci afin de recueillir un éventuel soutien financier.
Selon les initiateurs du projet, il s’agirait d’attirer autour de ce site, particulièrement riche en fossiles de dinaosaures, plusieurs touristes mais aussi de générer des emplois. En effet, ce musée nécessitera plusieurs ressources humaines pour la gestion du lieu et aussi pour effectuer des recherches autour du site. Ainsi, il faudrait former des scientifiques pour se spécialiser dans les fouilles archéologiques. Des recherches toujours enrichissantes pour le patrimoine archéologique national.
Ce musée de Tazouda possède à sa tête une paléantologue marocaine âgée de 43 ans. Son nom, c’est Najat Akesbi. Elle détient officiellement la responsabilité scientifique du futur musée. Son parcours a été marqué par plusieurs réalisations et recherches dans le domaine de la paléontologie et de l‘archéologie. Née à Marrakech, elle passe une licence en biologie-géologie à Casablanca. Par la suite, après un passage à Paris, elle obtient son DEA de paléontologie et évolution en 1986. Le sujet de sa thèse portait sur la paléontologie des dinosaures au Maroc. En 1995, Najat Akesbi se charge du poste de chef de service du musée du ministère de l’Energie et des mines à Rabat. En 1998, la gendarmerie va lui remettre un os fossilé. Celui- ci fut découvert à Tazouda par un habitant de la région de Ouarzazatte. En l’examinant, cet élèment lui révèle qu’il s’agit d’un dinosaure herbivore du nom de «Tazoudasaurus naïmi». Il s’agit d’un sauropode ancêtre du fameux Atlasaurus. Les sauropodes vivaient sur terre il de cela deux cent millions d’années. Dans d’autres pays, les carcasses de ces animaux ont disparu sous les couches de sédiments. Cependant au Maroc, le soulèvement des montagnes a provoqué leur réapparition. Ceci constitue une sorte d’exploit. Ce sauropode découvert à Tazouda est ancêtre de l’Atlasaurus qui est lui même ancêtre des diplodocus, les plus gros dinosaures que la terre ait jamais portés.
Le groupe des sauropodes a survécu environ 50 millions d’années. Il est apparu au Trias supérieur, a atteint son apogée au Jurassique supérieur pour s’éteindre à la fin du Crétacé. Même au premier stade de leur évolution, la plupart des sauropodes étaient immenses.
Najat Akesbi, en tant que paléontologue confirmée, vient d’être décorée au Wissam Alaoui. Cette distinction lui a été décernée par S.M le Roi Mohammed VI. En ayant la responsabilité scientifique du futur musée, Najat Akesbi pourra approfondir ses recherches dans le domaine de la paléontologie et appeler d’autres spécialistes à l’accompagner dans sa mission. En somme la création future du musée pour les dinosaures a Tazouda permettra de donner naissance à une sorte de plate-forme nationale de recherches archéologiques et paléontologiques. Mais il faudrait donner de l’importance à ce domaine et l’encourager par des financements. Ce sont des projets qui nécessitent un important budget.

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