Thami Benkirane s enflamme pour la liberté des oiseaux

Thami Benkirane s enflamme pour la liberté des oiseaux

Thami Benkirane, l’un des artistes photographes le plus influencé par sa ville natale Fès, dévoile sa nouvelle exposition «Codes-Barres de la pesanteur» jusqu’au 28 février à la galerie Mohamed El Fassi de Rabat. Parrainée par le ministère de la culture et l’Association marocaine d’art photographique (AMAP), cette exposition est une occasion pour le public rbati de découvrir un travail à sujet original, selon un regard propre à la démarche photographique de Thami Benkirane. En effet, l’artiste traduit par l’image ce qui fait l’essence et l’esprit de la ville de Fès. Il montre plusieurs images : les murs, le ciel, la terre ou les oiseaux en cage. Il représente ces derniers sous différentes facettes, en liberté ou dans une cage. «Thami Benkirane, iconoclaste, fait feu de tout bois pour nous dire et nous redire ce qu’il a au fond de l’âme cette tristesse désarmante et cette révolte qui peuvent nous prendre face à la vue d’un oiseau en cage», indique Patrice Loubon, commissaire de l’exposition. «Il y a donc comme une sorte de paradoxe: d’un côté, pour l’être humain, l’oiseau est synonyme de liberté et de l’autre certains humains lui ôtent cette liberté pour le maintenir prisonnier dans une cage», explique Thami Benkirane. Cet artiste a le parcours d’un connaisseur de la photographie, discipline qu’il enseigne depuis déjà des années à la Faculté des lettres et des sciences humaines de Fès. Il compte à son actif plus d’une trentaine de manifestations dédiées à l’image. Il s’est vu attribuer les premiers prix de plusieurs d’entre elles, notamment les 6ème, 8ème et 10ème éditions du Salon national d’art photographique.
Benkirane a aussi participé à plusieurs expositions au Maroc et à l’étranger, notamment au Chili, en Espagne, en France, aux Iles Canaries, au Mali, en Allemagne, en Tunisie, en Iran, en Algérie et ailleurs. Parmi elles, «Fès: panoramarocain», au Carré d’Art, en France, «Ville manivelle» à l’Institut français de Fès, et «Jardins secrets du Moi», au complexe culturel Sidi Belyout de Casablanca.

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