Thami Ghorfi : «Aswat accompagne notre société dans ses mutations»

ALM : Comment est né le concept et le projet Aswat ?
Thami Ghorfi : C’est un projet qui date depuis six ans. Je voulais le monter en 1997. Nous avons eu la licence en 2007. C’est une phase qui m’a permis de mûrir le projet. J’estimais qu’il fallait être au rendez-vous, différemment, dans la phase de libéralisation. Et en définitive, on sort avec une radio fédératrice. Aswat accompagne notre société dans ses mutations, ses multi dimensions. On est dans une société en évolution, en transition et en perpétuelle ébullition. Nous avons la licence Radio, la plus large du privé. Nous couvrons de Tanger, Tétouan, jusqu’à Agadir.

Une année après…
Notre bilan s’effectue sur trois volets. Le premier se rattache aux ressources humaines. Je suis extrêmement satisfait de la méthode de travail  de mon équipe et de sa fidélité à l’esprit et au concept Aswat.
Le second élément concerne toujours nos ressources humaines qui, au bout d’une année, ont beaucoup évolué. Ils ont développé une vraie confiance, ils sont ouverts et proches des auditeurs. Aswat continue à développer une vraie force d’attraction. Nous sommes heureux de la qualité et du profil de l’audience qui regroupe des personnes qui ont un engagement fort dans notre société. Ils sont des consommateurs marocains et désirent consommer marocain.
Aswat permet à l’auditeur d’apporter sa contribution et son regard sur tout ce qui se passe dans notre société.
Quant au dernier volet, il se rapporte au bilan financier : nous avons engagé de gros investissements (15 millions DH en matériel, hors locaux). La première année nous avons atteint nos ambitions. Nos annonceurs l’ont compris et nous ont suivi.

Aswat, la synérgie et le dialogue croisé entre une équipe qualifiée et une audience de qualité.
Tout à fait. Aswat est un mot arabe pluriel et c’est en effet le croisement de voix anonymes. Aswat souhaite garantir un pluralisme d’opinions au Maroc. 
C’est un parfait et véritable moment de partage entre nos journalistes et nos auditeurs.
Ecoutez l’émission de Sanaâ Zaim «Yawmiyyat ouled lebled», c’est une communion. Nous avons offert un espace où les Marocains vont pouvoir s’exprimer librement sur tous les sujets qui touchent notre société. C’est une radio qui vit aux pouls de la société. Elle part de la société pour servir la société.

Comment vivez-vous  la concurrence ?
Très positivement et ce, grâce à la force de notre réseau. Nous sommes, avec la contribution de nos annonceurs, en train d’ouvrir et développer, ensemble, le métier de l’audiovisuel.
Nous sommes les derniers arrivés et pourtant nous avons réussi à convaincre nos annonceurs. Nous sommes donc les challengers. Nous voulons contribuer au renforcement de notre identité marocaine.

Des défis à venir ?
Oui. Nous avons relevé les premiers défis en engageant une équipe de passionnés et de professionnels. En une année, nous avons réussi à couvrir un réseau assez important. Les défis à venir, c’est de continuer à développer et à fidéliser notre audience. Nous souhaitons être encore plus proches de nos auditeurs en proposant des contenus qui touchent encore plus ; leur vie, au quotidien. Nous espérons pouvoir couvrir les régions de l’Oriental, notamment Oujda, et être présents au niveau de nos provinces du sud. Nous avons besoin de partager la dimension du Maroc global.

Si vous étiez à ma place, quelle question m’auriez-vous posé?
Je vous aurai demandé à quel moment vous aviez éprouvé du plaisir en écoutant notre radio, (rires).

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