Théâtre : «Tokos 4» revisite «Bouktef» en hommage à Abdessamad Kenfaoui

Théâtre : «Tokos 4» revisite «Bouktef» en hommage à Abdessamad Kenfaoui

La rentrée théâtrale s’annonce exceptionnelle cette saison. L’un des temps fors de cette rentrée sera la présentation en avant-première par la troupe «Tokos 4», le 4 décembre, de la pièce théâtrale «Bouktef», en hommage au dramaturge et fondateur du théâtre moderne feu Abdessamad Kenfaoui. Ses œuvres demeurent parmi les pièces maîtresses dans le répertoire théâtral marocain, notamment «Soltane tolba», «Moula nouba», «Soltane Balima» et «Bouktef». Cette œuvre est revisitée par le metteur en scène Nour-eddine Zioual.
«Notre troupe veut rendre un hommage à l’œuvre d’Abdessamad  Kenfaoui, l’un des précurseurs du théâtre marocain. «Bouktef» est une comédie purement politique. Elle fait revivre le personnage de «Jha», qui jouera le rôle d’une personnalité militante et engagée», indique-t-il. Cette comédie parle en effet de l’injustice et de la démocratie dans le tissu marocain depuis le protectorat jusqu’à la période de l’indépendance. «L’œuvre met en scène le patrimoine culturel marocain. Elle montre des scènes satiriques et ironiques. Il y a également l’influence de la musique du nord et du sud», ajoute-t-il. De ce fait, «Bouktef» sera interprétée par un panel de comédiens connus sur la scène théâtrale ainsi que de nouveaux lauréats de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (Isadac) de Rabat. Parmi lesquels Benaissa Jirari, Abdelkebir Chedati, Abdellah Didane, Amine Nasseur, Mohamed Elhaoudi, Abdelkader Bouzid et Noureddine Saaden. Ces comédiens de la troupe «Tokos 4» remonteront sur les planches du Théâtre Mohammed V pour présenter l’une des créations les plus connues de Kenfaoui.  Adages et scènes des plus pittoresques constituent l’héritage populaire de cet homme de Larache. Passionné de théâtre dès son plus jeune âge, son talent est très vite remarqué par André Voisin, homme de théâtre qui a formé de nombreux artistes marocains de l’époque, dont il devient l’assistant. Kenfaoui a rêvé alors de créer un théâtre moderne mais «marocain». Il est d’ailleurs l’un des premiers à avoir défendu la darija en tant que langue à part entière. Il a d’ailleurs été l’initiateur du théâtre dit travailliste, qui a joué un rôle intéressant dans la «conscientisation» des classes ouvrières.

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