Traduction de «Comme un château défait», un pari réussi

Traduction de «Comme un château défait», un pari réussi

Il est fort connu dans le rang des traducteurs de poèmes que le passage d’une langue vers une autre n’est pas une tâche aisée. Mais, le Marocain Mahmoud Abdelghani a réussi le pari en traduisant le recueil de poèmes «Comme un château défait» de Lionel Ray, de son vrai nom, Robert Lorho. Une traduction publiée chez la Maison de la poésie au Maroc avec le soutien de la Fondation CDG et présentée lors d’une cérémonie de signature tenue lundi 9 janvier à Rabat. A cette occasion, le professeur Houria El Khamlichi s’est félicitée de la beauté et la qualité de la traduction réalisée par Mahmoud Abdelghani. «La traduction de poèmes est la plus difficile. Le traducteur d’un texte littéraire doit veiller à respecter le côté artistique et esthétique de la langue d’autrui pour réaliser une harmonie entre le texte d’origine et le texte traduit. C’est pourquoi je la qualifie de traduction créative», a-t-elle avancé. Aussi, à ses yeux, l’opération traduisante réalisée par Mahmoud Abdelgahni a porté ses fruits puisqu’il est poète lui-même. Pour sa part, Hicham Fahmi, poète et écrivain, a estimé que cette cérémonie de signature est «un hommage pour Mahmoud Abdelghani, considéré parmi les rares écrivains ayant réussi à allier poésie et traduction». Et de préciser: «C’est grâce à cette traduction que j’ai découvert Lionel Ray».
Quant à Mahmoud Abdelghani, il a expliqué les motifs de la  traduction de «Comme un château défait» du français vers l’arabe. «Lionel croit que le poète doit aller au-delà des choses. C’est l’une des raisons qui m’ont incité à le traduire», a-t-il révélé. Par ailleurs, Mahmoud Abdelghani a expliqué que la traduction du recueil devait être publiée par une maison d’édition aux Etats-Unis. Mais le titre proposé par notre poète a suscité un malentendu avec l’éditeur, chose qui l’a incitée à publier le recueil traduit chez la Maison de la poésie au Maroc. Et ce n’est pas fini, Mahmoud Abdelghani a précisé vouloir publier la traduction d’autres œuvres dont celle de Jacques Ancet. Une volonté animée, vraisemblablement, par la passion pour ces écrits. Un sentiment que seuls les traducteurs pourraient éprouver!

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