Two Tone : «Le flow made in Morocco est juste impressionnant»

Two Tone : «Le flow made in Morocco  est juste impressionnant»

ALM :  Pourquoi avoir choisi Two Tone comme nom de scène?

Two Tone : J’ai choisi Two Tone comme nom de scène pour deux raisons. La première réside tout simplement dans le fait que je sois un grand fan des Rolls Royce. Ces derniers sont toujours produits en deux tons de couleur, en blanc et noir par exemple. Mis à part ce fait qui m’est personnel, Two Tone fait référence à ma capacité de rapper haut tout comme il m’arrive de le faire sur un ton très bas.

Vous avez tout au long de votre carrière collaboré avec de grands artistes. Lesquels vous ont le plus marqué ?

Si j’avais à en choisir un ce serait sans doute mon featuring avec Ice-T. Mais ça, ça date de très longtemp, j’étais jeune et travailler avec un si grand artiste était plus q’un privilège. Le plus récent duo que j’ai fait était avec Crayzie Bone du groupe  Bone Thugs-N-Harmony. C’est une légende, il a vendu plus de 50 millions d’albums et pour moi, ceci est une reconnaissance. Anthony Henderson jouit d’un grand succès en ce moment. Ce qui est marrant c’est que, quand il a écouté ma musique, il a voulu travailler avec moi. Quand une star de son calibre vous demande une collaboration, c’est un honneur et refuser est juste impossible.

Sur quoi travaillez-vous en ce moment?

Je prépare deux grands morceaux avec des artistes latinos. Ils sont plutôt sur le reggatone et sont très connus en Amérique du Sud. Ils sont à ce moment au Maroc où nous allons tourner deux clips, «Keep on going» et «Señorita».

Comment se fait-il que vous soyez si connu aux Etats-Unis et un peu partout ailleurs, mais pas au Maroc?

(Rires). En effet, il n’y a jamais eu de promo pour mon travail dans mon pays et je suis le seul à blâmer pour cela. Quand j’étais aux Amériques, le gens ont été impressionnés par ma musique et me posaient souvent des questions sur la scène rap/hip hop au Maroc. Je répondais qu’elle était énorme et c’est là que je me suis rendu compte que je reste inconnu dans mon pays. J’ai donc décidé de tout arrêter et de rentrer au Maroc me faire de la promo. J’ai vraiment senti qu’il n’y a pas plus vrai que l’amour que le public marocain peut avoir pour mon art.

Vous enregistrez chez Don Big, vous êtes en contact avec Masta flow et muslim aussi. Comment évaluez-vous cette scène au Maroc?

Impressionnante. Il est vrai que je ne comprends pas tout, mais le flow est juste énorme.

Vous avez votre propre label aujourd’hui, est-ce difficile de joindre l’art au monde des affaires?

Absolument, mon label porte le nom de Self made intertainement DXB.  Quand vous êtes artiste, on vous demande de donner un bon produit et puis c’est tout. Devoir s’occuper de tout le processus de production, ça, c’est une autre histoire. C’est une vraie responsabilité.

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