Un café avec… Aziz Dadas

Un café avec… Aziz Dadas

ALM : Café ou thé ?
Aziz Dadas : Café.

La politique ça vous dit quelque chose ?
Pas trop !

Vous avez joué un rôle dans «Road to Kabul» qui a fait votre célébrité auprès du public. Qu’est-ce que cela vous fait ?
J’ai peur du public que j’aime et de l’avenir, car au Maroc, on a un problème au niveau des scénarios. D’ailleurs je ne vous cache pas que j’ai refusé quelques-uns  parce qu’ils n’ont pas été de mon goût. J’espère avoir des rôles autant que «Road to Kabul» ou «Zéro» ou encore mieux.  

Brahim Chkiri et Nour-Eddine Lakhmari vous ont proposé des performances différentes. Parlez-nous en…
Dans «Road to Kabul», le personnage d’Ouchen est un fils du peuple, mais c’était un arriviste et il y en a beaucoup dans notre société. Dans «Zéro», j’ai représenté le mauvais côté du système de la police bien que je n’aie rien contre celle-ci en réalité. Dans le film, le personnage de Zerouali était une bonne personne, mais quand il a intégré le cercle pourri il a changé pour protéger son poste.   

Après votre rôle dans «Road to Kabul», envisagez-vous de vous spécialiser dans les rôles comiques ?
Je n’ai jamais été spécialisé dans la comédie, quand même je peux interpréter tout type de personnage, mais ce sont surtout les rôles composés que j’aime bien. Par ailleurs, après ce film, ma prochaine participation dans une œuvre cinématographique sera comique. On veut que le public qui aime rire fasse son come-back aux salles. J’aimerais bien que le gouvernement construise des salles de 300 places au moins.      

Racontez-nous des anecdotes de tournage de «Road to Kabul»…
J’en ai plein ! (rires). Vous savez le film a été tourné en mai entre Tata et Taliouine. A Tata, nos rires émanaient d’une souffrance à cause de la chaleur. Ce qui était dur c’est quand on devait tourner une scène en portant des shorts et marcher pieds nus sur un sol qui venait d’être bitumé (rires). Et quand on nous demandait de refaire la scène, c’était pire. Dans une autre scène tournée la nuit, on devait fuir la caserne américaine, alors on était face à un «panaché» de scorpions (rires). Après tout cela, je crois que je ne pourrais reproduire cette aventure que dans 10 ans peut-être.

Des projets à venir?
J’ai un film avec Ali El Mejboud. Le tournage, que je ferai aux côtés de Faouzi Bensaidi entre autres, aura lieu entre Kénitra et Casablanca. J’ai également un projet avec Mohamed Mouftakir pour avril. Il s’agit d’une comédie noire intitulée «Le Silence du père» où je me produirai avec Younes Mégri, Majdouline El Idrissi et Mouna Fettou, entre autres.

Quel est le rôle qui vous tient à cœur ?
Celui d’avocat à la marocaine parce que j’aime bien les rôles qui touchent le public marocain.

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