Un café avec… Kamal Rahal Soulami, Président de la Fédération nationale des arts culinaires

Un café avec… Kamal Rahal Soulami,  Président de la Fédération nationale des arts culinaires

ALM : Avant de commencer désirez-vous un café ou un thé ?

Kamal Rahal Soulami : j’opterais volontiers pour un thé et de préférence à la fleur d’oranger, accompagné de pain et de beurre beldis … un vrai délice (Rire)

Vu que vous êtes gourmand, quel plat désirez-vous revisiter en ce moment ?

Je dirais sans réfléchir le couscous. A mon avis, c’est le seul plat qu’on peut revaloriser et revisiter constamment. Une petite précision, il faut rester dans la tradition pour ne pas trop s’égarer. J’insiste à ce qu’on garde l’âme du couscous mais de le travailler et le présenter différemment. C’est ainsi qu’on pourra le revisiter.

Comment évaluez-vous la gastronomie marocaine ?

Elle évolue de façon extraordinaire. On peut même parler d’une révolution culinaire au Maroc. On n’a plus rien à reprocher aux chefs marocains, que cela soit au niveau de la saveur ou de la maîtrise de la cuisine internationale. Le talent marocain est fort présent sur la scène gastronomique internationale. Il faut également signaler que le Maroc est doté aujourd’hui d’une Fédération nationale des arts culinaires dont le travail sera structuré par région. Croyez-moi, la gastronomie marocaine promet de belles choses.

En évoquant la gastronomie internationale , où se positionne le Maroc dans cette sphère ?

Il ne cesse de collectionner les titres. Grâce à Dieu, le Maroc a un très bon palmarès. On a eu la médaille d’or à Dubai. On est également classé 19ème au Bocus d’or et 16ème à la Coupe du monde de la patisserie. On se retrouve côte à côte avec des pays qui ont un grand savoir faire et une culture de la pâtisserie et de la gastronomie. On a également remporté la 3ème place à la Coupe du monde glacier comme on a gagné le prix de la meilleure dégustation à la Coupe du monde de la boulangerie. De quoi être fier !

Vous êtes à l’initiative d’un concours et d’un Salon international de la gastronomie au Maroc. Comment se développe Crémai ?

A grands pas (rires). L’idée au départ était de prendre l’animation qui est le concours et de créer un Salon autour. Nous avons inversé la donne et cela a réussi. L’objectif de la création du Salon est de construire une plate-forme, une pépinière où les meilleurs chefs marocains valoriseront la gastronomie marocaine à l’échelle internationale. Fort de son succès, Crémai se décentralisera pour cibler les régions et promouvoir à la fois leurs chefs et leurs produits du terroir. La première étape sera Marrakech.

Vous avez choisi l’inédit comme titre phare de la nouvelle édition Crémai. Que représente pour vous cette mesure ?

L’inédit reflète principalement l’âme de nos artisans. Il réfère également à cette touche gastronomique qu’ils apporteront au sein de Crémai que ce soit au niveau des démonstrations ou bien au niveau des concours prévus.

Puisqu’on parle d’inédit, comment voyez- vous cette vague de femmes ferues de gastronomie et qui commencent à partager leur passion sur les réseaux sociaux ?

C’est une bonne initiative à encourager. Il faut que tout un chacun, homme ou femme, avance de son côté et apporte sa propre touche. Cela ne fera que du bien pour le métier et valorisera notre gastronomie sur tous les plans.

Pourquoi les frères Rahal tardent-ils à présenter un concept télévisé propre à eux ?

L’idée est présente, sauf qu’on ne peut pas tout faire à la fois. Je pense qu’il faut laisser le temps au temps pour qu’on puisse exceller.

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