Un jeune talent plein d’avenir

Actuellement et jusqu’à la fin du mois il fait partie du casting de «Koulla Ilghi Belghah», une sitcom diffusée sur TVM. Cependant avant de crever l’écran par son jeu habile et naturel, il fait ses premiers pas sur une scène de théâtre. D’abord il le fait en amateur avec des universitaires. Et en 1990, il fait de sa passion une carrière. Direction l’ISADAC, l’Institut d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC) à Rabat. Après un concours réussi, le voilà qui se lance dans un premier cycle préparatoire avec un programme pluridisciplinaire : au menu, sociologie, danse, chant… Arrivé au second cycle, il se spécialise dans l’interprétation. Pour son projet de fin d’études, il décide d’effectuer un examen théorique sur l’acteur.
Et puis, le rêve commence à devenir réalité. Plutôt dégourdi et baroudeur, Driss quitte nos frontières pour aller à Strasbourg faire sa dernière année. Au théâtre national de la ville, il participera au spectacle «Le Collier des ruses», mis en scène par Anne Torrès, opéra de chambre du compositeur français d’origine marocaine Ahmed Essyad, créé en 1994. A ce moment-là, un changement marquant intervient dans sa vie. En effet, repéré par Marcel Bozonnet, aujourd’hui Administrateur général de la Comédie Française, qui l’encourage à venir à Paris, Driss continue ses études au Conservatoire de théâtre parisien et obtient même une bourse d’études. Il y restera de 94 à 96. L’artiste évoque cette époque comme une «réalité qui a changé ma vie et ma vision des choses. Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à être professionnel.». Ainsi, avec 2 diplômes en poche, notre jeune comédien enchaîne les pièces : «la noce chez les petits bourgeois» du dramaturge allemand Bertold Brecht, «Pièces de guerre» du britannique Edward Bond… En parallèle, il varie les plaisirs en travaillant sur la fabrication des masques et leur utilisation au théâtre. Il touche également à la danse contemporaine, ce qui lui permettra de mieux contrôler sa gestuelle sur scène… Avec sa nouvelle vision des choses, il travaille sur un projet pour le théâtre marocain en collaboration avec les services de coopération français et marocain… De là est né «Le théâtre des sept» de Meknès en 1996 dont les sept fondateurs sont des comédiens marocains.
Côté cinéma Driss s’active aussi en jouant dans de nombreuses productions aussi bien nationales qu’inter nationales : «Un aller simple», sorti en 2000, film de Jacques Villeret, «Et après» d’Ismain Mohamed qui sort très bientôt dans les salles marocaines…
A la télévision, on commence à le voir en 98 dans des télé feuilletons diffusés sur TVM, comme «Houb Al Mzah» de Chakib Benomar ou encore « Douair Azman » de Farida Bourkya. Il sera également présent sur la deuxième chaîne avec «Amouaj Al Bir» d’Ismain Mohamed. Par ailleurs, il a commencé le tournage du téléfeuilleton de Hassan Benmejdoub «Khalkhal Albloul» le 9 janvier dernier, avec entre autres le comédien Rachid El Ouali.
Côté projet : Actuellement il met en scène et joue dans la pièce intitulée «Assalha» qui se joue au Complexe Culturel Sidi Belyout à Casablanca. Suivra une tournée marocaine. Mais il prépare une tournée en France et en Italie dès le mois de Juin 2002.
En apportant ainsi sa pierre à l’édifice de la dramaturgie nationale, Driss Roukhe, ce talentueux dramaturge plein de volonté ne peut que faire évoluer les choses dans la bonne direction. A suivre de très près…

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