Un nouvel espace pour les droits de l’Homme

Un nouvel espace pour les droits de l’Homme

Le Conseil consultatif des droits de l’Homme organise (CCDH), sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI,  la première édition des Rencontres méditerranéennes cinéma et droits de l’Homme (RMCDH) du 12 au 15 novembre 2009. «L’organisation des Rencontres Méditerranéennes cinéma et droits de l’Homme (RMCDH) est une tentative d’approfondir le débat sur les interactions et les convergences existantes, à plus d’un niveau, entre le cinéma et les droits de l’Homme», a écrit Ahmed Herzenni président des RMCDH dans sa lettre de présentation. Selon M Herzenni, «le travail cinématographique et des droits de l’Homme sur le passé, est plus une tentative pour comprendre le passé et l’accepter, qu’un désir de le présenter comme une vérité établie, définitive et incontestable».
Diverses thèmes notamment l’immigration clandestine, la mémoire, le nouveau Code de la famille, les crimes d’honneur, les droits des femmes et la peine de mort seront traités à travers quatorze fictions et documentaires, trois conférences et deux ateliers. Participent à cette manifestation plusieurs cinéastes marocains et étrangers ayant travaillé sur la question des droits de l’Homme, l’histoire et la mémoire dont Merzak Allouach, Dourid Laham, Rithy Panh, François Freynet, Necati Somnez, et le professeur Robert Rosenstone. L’ouverture des Rencontres méditerranéennes cinéma et droits de l’Homme aura lieu le jeudi 12 novembre 2009 à 19H00 au Théâtre National Mohammed V à Rabat, avec le dernier film de Merzak Allouach : Harragas, en présence du réalisateur et de l’équipe du film.
Ce film raconte l’odyssée d’un groupe de jeunes Algériens qui traversent clandestinement la Méditerranée avec pour objectif d’atteindre le sud de l’Espagne, porte d’entrée de l’eldorado européen tant convoité. Parmi les temps forts des ces rencontre, on note la projection, vendredi 13 novembre à 20H00 à Salle 7ème art, du film «Le temps qu’il reste» d’ Elia Soulaimane,. «Mêlant mes souvenirs intimes d’eux et avec eux, le film dresse le portrait de la vie quotidienne de ces Palestiniens qui sont restés sur leurs terres natales et ont été étiquetés «Arabes- Israéliens», vivant comme une minorité dans leur propre pays», indique le réalisateur du film. Un hommage sera rendu, samedi 14 novembre, à l’artiste syrien Dourid Lahham, le public pourra voir son film «Les frontières».
La clôture des rencontres aura lieu dimanche 15 novembre au Théâtre National Mohammed V avec le film Fausta Claudia Llaussa. Selon cette dernière,  «le film Fausta est la métaphore d’une déchirure. Un pays qui a connu la répression et qui ne peut s’exprimer que par ce qui relève de l’inconscient : ses mythes, ses peurs et ses traumatismes. Le corps d’une femme qui saigne exprime le vide qui demande à être habité, l’angoisse qui appelle à être apaisée, la peur de rencontrer quelque chose de différent, de perdre le contrôle».

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